
[Rédacteur]
[Propriétaire MU Média – MetalUniverse.net]
Entrevue avec Les Chatons – Miaou métal
Avec Miaou métal, Les Chatons proposent un univers où le metal, l’humour et la culture populaire québécoise se rencontrent sans trop se prendre au sérieux. Derrière les textes éclatés et les références parfois improbables, le groupe mise aussi sur une musique solide, variée et assumée.
MetalUniverse.net s’est entretenu avec Loko, Floppy, Toto et Chipitt pour revenir sur la naissance du projet, leurs influences, l’écriture de l’album, leur reprise de Marie-Mai, leurs expériences sur différentes scènes et la suite de l’aventure. L’album Miaou Métal est disponible depuis le 14 août 2026 sur toutes les plateformes numériques.
MU : Les Chatons existent depuis 2017, mais avant de parler de Miaou métal, revenons au début : comment Loko, Floppy, Toto et Chipitt se sont-ils retrouvés dans la même ruelle et comment est née l’idée de créer un groupe de métal humoristique?
Les Chatons : On s’est rencontré en 2016 au cégep Marie-Victorin, on était tous les quatre étudiants en musique. Loko et Chipitt se connaissaient déjà depuis le secondaire. On a d’abord formé un band anglophone qui s’appelle Beyond All Boundaries et même sorti un album (First Light). Puis, on a décidé de s’inscrire à l’édition 2018 de Cégep en spectacle. L’affaire, c’est qu’à Cégep en spectacle, on ne peut pas chanter ou avoir un nom de groupe en anglais. Floppy a alors décidé de nous inscrire (sans nous consulter) sous le nom Les Chatons et on a composé Tirer une pisse exprès pour le concours. Je pense que l’aspect humoristique du groupe vient du fait qu’on aime beaucoup rire et niaiser tous les quatre ensembles. Les textes humoristiques rendent aussi notre musique un peu plus accessible, ce qui est un de notre objectif avec Les Chatons.
MU : Pourquoi avoir choisi l’univers des chats pour représenter le groupe? Est-ce que les personnages de Loko, Floppy, Toto et Chipitt sont des versions félines de vos véritables personnalités ou avez-vous créé quatre personnages complètement différents de vous?
Les Chatons : On ne peut pas imaginer de plus grands contrastes entre le côté adorable d’un chaton et le côté violent du métal.C’est grâce à cette dichotomie qu’on attire l’attention des gens initialement. Nos personnages ne sont que des exagérations de nos personnalités, ce qui nous permet de rester nous-mêmes avec un tantinet plus de folie lors de nos performances.
MU : On doit poser la question qui brûle toutes les lèvres : avec un nom comme Les Chatons, êtes-vous officiellement en chicane avec l’autre groupe québécois Les Chiens de Ruelles? Est-ce qu’on assiste au début d’une véritable guerre de territoire entre chiens et chats dans les ruelles du Québec?
Les Chatons : Aucune guerre en vue pour le moment! Le plus d’animaux il y a en musique, le mieux c’est! Cependant, ce serait un fantastique spectacle. Peut-être un jour!
MU : Votre musique mélange énormément de styles : death metal, nu metal, power metal, thrash metal, rap metal, metal progressif, metalcore… Quelles sont les principales influences musicales qui vous ont menés vers ce mélange?
Les Chatons : On écoute énormément de musique, autant dans le métal que le jazz ou même le rap, mais nos plus grandes influences communes pour ce projet sont Gojira, Protest the Hero, Avenged Sevenfold, Lamb of God, Pantera, Slipknot, Metallica et évidemment Mononc’Serge et Anonymus.
MU : À l’écoute de vos chansons, on semble reconnaître ici et là certains clins d’œil musicaux ou certaines influences. Jusqu’où aimez-vous pousser ces références? Est-ce important que les amateurs de métal puissent reconnaître quelques inspirations tout en conservant une identité propre aux Chatons?
Les Chatons : Il est important pour nous que les amateurs d’un certain groupe ou d’un certain style puissent retrouver dans notre musique des choses qu’ils aiment. C’est d’ailleurs pour ça qu’on touche à plusieurs styles. Toutefois, on s’inspire d’autres artistes principalement parce qu’on aime ce qu’ils font ou pour accomplir un but précis, et non nécessairement pour notre public. Par exemple, on s’est beaucoup inspiré de Limp Bizkit pour notre chanson Coupon King parce que le rap métal est un style qui fait bouger et qui a énormément d’attitude. C’est exactement ce qu’on voulait pour accompagner un sujet qui est digne des nouvelles de 18 heures et assez banal. Autrement, lorsqu’on s’inspire d’autres artistes ou chansons pour des passages précis, comme le riff du couplet de L’épopée d’un déprimé qui est grandement inspiré de celui de Holy Wars… The Punishment Due par Megadeth, c’est plutôt parce qu’on se sentait inspiré sur le moment par la pièce, et non pour faire réagir les auditeurs.
MU : Votre humour rappelle aussi cette tradition québécoise où la musique peut être très solide musicalement tout en étant complètement éclatée dans les textes. Des noms comme Mononc’ Serge et Anonymus ou Ultra Vomit viennent rapidement en tête. Quelles ont été vos influences du côté de l’humour et de la musique humoristique?
Les Chatons : Mononc’ Serge & Anonymus est notre plus grande influence au niveau des textes. On a eu l’idée de faire des chansons avec un humour moins « crass » et plus circonstanciel et anecdotique avec notre première composition en français, Tirer une pisse. La formule s’est ajustée avec les années, mais cette chanson reste le modèle derrière notre machine.
MU : Votre premier album, Miaou métal, arrive après plusieurs années d’existence. Pourquoi avoir attendu jusqu’en 2026 avant de lancer un premier album complet? Est-ce que certaines chansons ou certaines idées remontent aux premières années du groupe?
Les Chatons : On a commencé à faire de la musique ensemble en 2017, c’est vrai! Cependant, avant d’avoir le nom Les Chatons, on faisait de la musique en anglais sous la bannière Beyond All Boundaries. On a même sorti un album intitulé First Light en2019. On peut donc considérer que Miaou métal est notre deuxième album complet ensemble. Après 2019, les événements de la COVID-19, l’incertitude financière et les études à temps plein ont ralenti les plans d’album. Lorsqu’on a repris notre train de vie un peu plus normal, la participation aux concours, ainsi que La Voix pour Loko, ont pris une grande partie de notre temps. Une fois que tout s’est calmé, on a enfin pu aller en studio de manière indépendant pour concocter Miaou Métal. Les idées sont vraiment une continuité du travail qu’on accomplit depuis près d’une décennie. En effet, Tirer une pisse se retrouve sur l’album First Light tandis qu’une chanson comme Belle journée est beaucoup plus récente.
MU : Les sujets de Miaou métal partent dans toutes les directions : l’inflation avec Coupon King, la poutine avec Poésie culinaire, les conséquences d’une soirée bien arrosée avec Tirer une pisse, les journées catastrophiques avec Belle journée ou encore la Saint-Jean avec L’dragon. Comment naît une chanson des Chatons? Est-ce généralement une blague qui devient une chanson ou la musique arrive-t-elle avant le concept?
Les Chatons : L’écriture de la musique et du texte se fait en deux procédés distincts. Cela dit, on aime écrire le texte en premier afin d’avoir une forme précise à la chanson. Avoir la structure en premier nous permet de ne pas virer trop prog et de perdre l’accessibilité de la chanson pour le grand public. Toutefois, le processus contraire est aussi possible et a même déjà donné de très bons résultats. La blague ou le sujet du texte vient souvent après une séance de remue-méninge où on discute d’actualité et on se demande quel sujet le commun de la population québécoise pourrait avoir vécu, puis on pousse la situation à l’extrême.
MU : Parlons de Coupon King. En plus de proposer votre solution bien particulière à l’inflation, vous y avez glissé des paroles provenant de Radio-Enfer. Un méchant gros classique de Jean-Lou le « Hot Dog » Duval! Comment cette idée est-elle arrivée et quelle importance ont pour vous ces références à la culture populaire québécoise?
Les Chatons : Pendant qu’on arrangeait la chanson l’une des premières fois qu’on la jouait ensemble, il nous manquait encore des paroles pour le deuxième couplet et pour le pont. On s’était entendu que Loko allait écrire le deuxième couplet, car Toto avait déjà écrit le premier couplet et les refrains. Il ne manquait donc plus qu’à s’entendre sur le pont. L’instrumentation de cette section rappelant Korn ayant déjà été composée, on se demandait s’il nous restait quelque chose de pertinent à dire au sujet de l’épicerie, de l’inflation et de l’alimentation. À la recherche d’inspiration, on a fait un remue-méninge des chansons qui parlaient de sujets semblables, et on est tombé sur le rap iconique de Radio-Enfer, série tout aussi iconique, sinon plus! Après une brève discussion, on s’est entendus pour simplement inclure le Rap des aliments dans notre chanson à titre de pont, pour faire un clin d’œil à une série culte qui a marqué plus d’une génération de québécois.
MU : Il faut évidemment parler de votre reprise de Mentir de Marie-Mai. Sur papier, Les Chatons qui reprennent Marie-Mai en version métal, c’est déjà assez inattendu! Pourquoi cette chanson en particulier et comment avez-vous décidé de la transformer à votre manière?
Les Chatons : Toto, notre bassiste, est un grand fan de Marie-Mai, et son argument principal était que la musique de la chanteuse au début de sa carrière était très clairement influencée par le métal. En effet, sa chanson Emmène-moi rappelle le métal industriel de Rammstein, et le riff qui ouvre Mentir rappelait à Toto des riffs de black métal, pour lesquels la technique de tremolo picking est très souvent utilisée. Cette ressemblance nous a donc donné l’idée de disséquer la chanson pour trouver tout ce qui était clairement inspiré de l’écriture métal et pour amener ces idées à leur apogée. Ainsi est née notre reprise d’une des artistes métal les mieux cachées du Québec!

Liste des pièces:
- Belle journée – 5:10
- Coupon King – 4:05
- L’épopée d’un déprimé – 3:51
- Tirer une pisse – 5:55
- Poésie culinaire – 4:28
- El dragon – 3:00
- Mentir – 4:02
- L’hypocrisie du soleil – 7:17
MU : Avec L’épopée d’un déprimé et L’hypocrisie du soleil, vous jouez notamment avec l’idée qu’il faudrait souffrir ou être triste pour créer de la bonne musique. Derrière l’humour, est-ce que vous cherchez aussi à transmettre certains messages plus sérieux?
Les Chatons : Les thèmes plus légers de nos chansons ont surtout comme objectif d’amener une petite dose de positivité dans la vie de notre public. L’humour étant un art subjectif, on ne s’attend pas nécessairement à faire rire tout le monde. On souhaite simplement amener un sourire aux lèvres des gens ou une légèreté dans une journée. Cependant, il est vrai que derrière l’humour peut se cacher un message un peu plus sérieux. L’épopée d’un déprimé ramène l’idée préconçue qu’un musicien doit être triste pour être un véritable artiste. Considérant notre approche, il est facile de réaliser que c’est une chanson bien satirique! En ce qui concerne L’hypocrisie du soleil, c’est un peu plus particulier. Cette chanson écrite par Floppy est clairement la moins humoristique de l’album. Elle englobe cependant l’entièreté de notre message dans ses paroles. Un art positif et rigolo est une forme d’art valide qui fait du bien à l’âme. Parce qu’en effet, le soleil est un hypocrite! Le soir venu, il va se coucher et laisse place à la noirceur.
MU : Vous avez remporté la 29e édition de Ma Première Place Des Arts et participé à la première édition de Quel Talent!. Qu’est-ce que ces expériences, assez différentes de la scène métal traditionnelle, vous ont apporté comme groupe et comme musiciens?
Les Chatons : En premier lieu, on est extrêmement reconnaissants d’avoir eu ces opportunités. Le monde du métal est souvent un peu à part dans la sphère musicale québécoise, et notre défi consiste à défoncer ces barrières. En participant à ces événements, on a eu la chance de rencontrer un grand nombre de personnes du milieu artistique qui nous ont aidés dans notre cheminement. On peut penser entre autres à Angelo Shiraldi, qu’on a rencontré à Quel Talent! et qui a accepté de faire notre première partie le 14 août dernier. Ça nous a permis d’intégrer des formules différentes dans nos spectacles, qui permettent enfin au monde métal d’avoir une certaine visibilité dans l’univers médiatique du Québec.
MU : Musicalement, Miaou métal semble demander beaucoup plus que simplement savoir raconter une bonne blague : il y a de gros riffs, plusieurs styles et des passages techniquement assez travaillés. Lorsque vous composez, est-ce que la musique doit toujours fonctionner par elle-même avant même que l’humour entre en jeu?
Les Chatons : Avec Beyond All Boundaries, on avait plus tendance à composer la musique en premier et ensuite les paroles. Avec Les Chatons, c’est plutôt le contraire. On va plus souvent écrire un texte en premier et ensuite composer la musique. La musique va plus facilement se mouler au texte que le contraire, selon notre expérience.
MU : Maintenant que votre premier album est enfin sorti des gouttières après cette longue gestation, quelle est la prochaine étape pour Les Chatons? Est-ce que vous avez déjà de nouvelles chansons, de nouveaux concepts ou d’autres mauvais jeux de mots félins en réserve?
Les Chatons : On aimerait bâtir une équipe féline pour faire rouler la machine et, bien sûr, ne pas sortir notre prochain album dans 10 ans. On a beaucoup de chansons inédites qu’on pourrait retravailler, mais on veut prioriser la composition de nouvelles chansons.
MU : Après toutes ces années à développer l’univers des Chatons, jusqu’où aimeriez-vous amener le projet? Est-ce que vous vous voyez éventuellement sortir du Québec et faire découvrir votre métal humoristique à un public francophone ailleurs au Canada ou même à l’international?
Les Chatons : Déjà, d’être connus au Québec serait très gros, mais oui, on aimerait évidemment jouer et faire découvrir notre musique ailleurs dans la francophonie. L’international n’est pas dans nos plans en ce moment, mais voyons ce que l’avenir nous réserve!
MU : Question existentielle pour terminer cette entrevue sur une note très sérieuse : si chacun des membres des Chatons avait réellement neuf vies, qu’est-ce que vous feriez des huit vies supplémentaires?
Les Chatons : Loko donnerait sa vie à la science dans le cadre d’expériences douteuses, comme se faire lancer dans l’espace pour élucider le mystère de ce qu’il y a l’autre côté d’un trou noir. Sont-ce les conséquences des changements climatiques? La planète d’origine d’Angine de poitrine? Ou sont-ce simplement des téléporteurs cosmiques provenant d’une civilisation supérieure?
Floppy passerait ses huit vies à dormir au soleil et à réquisitionner des flattouilles et des croquettes à ses humains.
Toto sacrifierait ses huit vies (s’il le fallait) pour trouver un remède contre sa calvitie.
Enfin, Chipitt dédierait ses vies à la recherche du secret de la charamilk.
L’album « Miaou Métal » est disponible dès maintenant sur Bandcamp et toutes les plateformes numériques!
▶ Facebook: https://www.facebook.com/BeyondABoundaries
▶ Bandcamp: https://leschatons.bandcamp.com/music
▶ Spotify: https://open.spotify.com/intl-fr/artist/6AiYPEj8
▶ Apple Music: https://music.apple.com/us/artist/les-chatons/
Merci à Relations de presse – Larichat Relations Médias
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ENGLISH version
Interview with Les Chatons – Miaou métal
With Miaou métal, Les Chatons offer a world where metal, humor and Quebec pop culture come together without taking themselves too seriously. Behind the outrageous lyrics and sometimes unexpected references, the band also delivers solid, varied and fully committed music.
MetalUniverse.net spoke with Loko, Floppy, Toto and Chipitt about the origins of the project, their influences, the writing of the album, their Marie-Mai cover, their experiences on different stages and what comes next.
MU: Les Chatons have been around since 2017, but before talking about Miaou métal, let’s go back to the beginning: how did Loko, Floppy, Toto and Chipitt all end up in the same alley, and how did the idea of creating a humorous metal band come about?
Les Chatons: We met in 2016 at Cégep Marie-Victorin. All four of us were music students. Loko and Chipitt already knew each other from high school. We first formed an English-language band called Beyond All Boundaries and even released an album (First Light). Then we decided to enter the 2018 edition of Cégep en spectacle.
The thing is, at Cégep en spectacle, you can’t sing in English or have an English band name. Floppy decided to sign us up, without consulting us, under the name Les Chatons, and we wrote Tirer une pisse specifically for the competition. I think the humorous side of the band comes from the fact that the four of us really enjoy laughing and messing around together. The humorous lyrics also make our music a little more accessible, which is one of our goals with Les Chatons.
MU: Why did you choose cats as the band’s universe? Are the characters Loko, Floppy, Toto and Chipitt feline versions of your real personalities, or did you create four completely different characters?
Les Chatons: We can’t imagine a bigger contrast than the adorable side of a kitten and the violent side of metal. That dichotomy is what initially grabs people’s attention. Our characters are really just exaggerated versions of our own personalities, which allows us to stay ourselves while adding a little more craziness to our performances.
MU: We have to ask the question that’s on everyone’s mind: with a name like Les Chatons, are you officially at war with the other Quebec band Les Chiens de Ruelles? Are we witnessing the beginning of a real territorial war between dogs and cats in Quebec’s alleys?
Les Chatons: No war in sight for now! The more animals there are in music, the better! That said, it would make for a fantastic show. Maybe someday!
MU: Your music mixes a huge number of styles: death metal, nu metal, power metal, thrash metal, rap metal, progressive metal, metalcore… What are the main musical influences that led you toward this kind of blend?
Les Chatons: We listen to a lot of music, whether it’s metal, jazz or even rap, but our biggest shared influences for this project are Gojira, Protest the Hero, Avenged Sevenfold, Lamb of God, Pantera, Slipknot, Metallica and, of course, Mononc’ Serge et Anonymus.
MU: When listening to your songs, you can sometimes hear certain musical nods or influences here and there. How far do you like to push those references? Is it important for metal fans to recognize certain inspirations while still maintaining an identity that is unique to Les Chatons?
Les Chatons: It’s important to us that fans of a particular band or style can find things they enjoy in our music. That’s actually one of the reasons we explore so many different styles.
That said, we mainly draw inspiration from other artists because we like what they do or because we want to achieve a specific goal, not necessarily for the audience. For example, we were heavily inspired by Limp Bizkit for our song Coupon King because rap metal is a style that makes people move and has a ton of attitude. That was exactly what we wanted to accompany a topic that could make the 6 o’clock news while still being pretty ordinary.
Otherwise, when we take inspiration from other artists or songs for specific passages, like the verse riff in L’épopée d’un déprimé, which is heavily inspired by the riff from Holy Wars… The Punishment Due by Megadeth, it’s more because we happened to feel inspired by that song at the time, not because we wanted to get a reaction from listeners.
MU: Your humor also recalls that Quebec tradition where the music can be very solid while the lyrics are completely outrageous. Names like Mononc’ Serge et Anonymus or Ultra Vomit quickly come to mind. What were your influences when it comes to humor and comedic music?
Les Chatons: Mononc’ Serge & Anonymus is our biggest influence when it comes to lyrics. With our first French song, Tirer une pisse, we came up with the idea of writing songs with humor that was less “crass” and more situational and anecdotal. The formula has evolved over the years, but that song is still the blueprint behind our machine.
MU: Your first album, Miaou métal, arrives after several years of existence. Why did you wait until 2026 before releasing a full-length album? Do some of the songs or ideas go all the way back to the band’s early years?
Les Chatons: We started making music together in 2017, that’s true! But before we had the name Les Chatons, we were making music in English under the banner Beyond All Boundaries. We even released an album called First Light in 2019. So you could consider Miaou métal our second full-length album together.
After 2019, the COVID-19 pandemic, financial uncertainty and full-time studies slowed down our album plans. Once life became a little more normal again, taking part in competitions, as well as Loko’s appearance on La Voix, took up a large part of our time.
Once things calmed down, we were finally able to go into the studio independently and put together Miaou Métal. The ideas are really a continuation of the work we’ve been doing for nearly a decade. In fact, Tirer une pisse appears on the First Light album, while a song like Belle journée is much more recent.
MU: The subjects on Miaou métal go in every direction: inflation with Coupon King, poutine with Poésie culinaire, the consequences of a heavily alcohol-fueled night with Tirer une pisse, disastrous days with Belle journée, and even Saint-Jean-Baptiste Day with L’dragon. How does a Les Chatons song usually come to life? Does it generally start with a joke that becomes a song, or does the music come before the concept?
Les Chatons: Writing the music and writing the lyrics are two separate processes. That said, we like to write the lyrics first so the song already has a specific structure. Having the structure first helps keep us from going too far into prog territory and losing the song’s accessibility for a broader audience.
Still, the opposite process is also possible and has already produced very good results. The joke or lyrical subject often comes after a brainstorming session where we discuss current events and ask ourselves what kind of situation the average Quebecer might have experienced, and then we push that situation to the extreme.
MU: Let’s talk about Coupon King. On top of offering your very particular solution to inflation, you slipped in lyrics from Radio-Enfer. A huge Jean-Lou “Hot Dog” Duval classic! How did that idea come about, and how important are references to Quebec pop culture to you?
Les Chatons: While we were arranging the song during one of the first times we played it together, we were still missing lyrics for the second verse and the bridge. We had agreed that Loko would write the second verse because Toto had already written the first verse and the choruses. So all we had left was to figure out the bridge.
Since the instrumentation in that section had already been written and reminded us of Korn, we wondered whether there was still anything relevant to say about groceries, inflation and food. Looking for inspiration, we brainstormed songs that dealt with similar topics, and we landed on the iconic rap from Radio-Enfer, an equally iconic series, if not more so!
After a short discussion, we agreed to simply include the Rap des aliments in our song as the bridge, as a nod to a cult series that marked more than one generation of Quebecers.
MU: We obviously have to talk about your cover of Mentir by Marie-Mai. On paper, Les Chatons covering Marie-Mai in a metal version is already pretty unexpected! Why that song in particular, and how did you decide to transform it in your own way?
Les Chatons: Toto, our bassist, is a huge Marie-Mai fan, and his main argument was that her music early in her career was very clearly influenced by metal. For example, her song Emmène-moi is reminiscent of Rammstein’s industrial metal, and the riff that opens Mentir reminded Toto of black metal riffs, where the tremolo picking technique is very commonly used.
That similarity gave us the idea of dissecting the song to find everything that was clearly inspired by metal songwriting and then push those ideas to their fullest potential. And that’s how our cover of one of Quebec’s best-hidden metal artists was born!
MU: With L’épopée d’un déprimé and L’hypocrisie du soleil, you play with the idea that you have to suffer or be sad in order to create good music. Behind the humor, are you also trying to communicate more serious messages?
Les Chatons: The lighter themes in our songs are mainly meant to bring a little positivity into the lives of our audience. Humor is subjective, so we don’t necessarily expect to make everyone laugh. We simply want to put a smile on people’s faces or bring a little lightness into their day.
That said, it’s true that a more serious message can sometimes hide behind the humor. L’épopée d’un déprimé brings up the preconceived idea that a musician has to be sad in order to be a real artist. Considering our approach, it’s easy to see that the song is very satirical!
As for L’hypocrisie du soleil, it’s a little different. That song, written by Floppy, is clearly the least humorous track on the album. But its lyrics also sum up our entire message. Positive and funny art is still valid art, and it can be good for the soul. Because yes, the sun is a hypocrite! When evening comes, it goes to sleep and leaves us in the darkness.
MU: You won the 29th edition of Ma Première Place Des Arts and took part in the first season of Quel Talent!. What did those experiences, which are quite different from the traditional metal scene, bring you as a band and as musicians?
Les Chatons: First of all, we’re extremely grateful to have had those opportunities. The metal world is often a little separate from the broader Quebec music scene, and our challenge is to break down those barriers.
By taking part in those events, we had the chance to meet a lot of people from the artistic community who helped us along the way. One example is Angelo Shiraldi, whom we met on Quel Talent! and who agreed to open for us on August 14.
It allowed us to bring different formats into our shows and finally gave the metal world a certain amount of visibility within Quebec’s media landscape.
MU: Musically, Miaou métal seems to require a lot more than simply knowing how to tell a good joke: there are huge riffs, several styles and some technically demanding passages. When you compose, does the music always have to work on its own before the humor comes into play?
Les Chatons: With Beyond All Boundaries, we tended to write the music first and then the lyrics. With Les Chatons, it’s more often the opposite. We’ll usually write the lyrics first and then compose the music. In our experience, it’s easier for the music to shape itself around the lyrics than the other way around.
MU: Now that your first album has finally made it out of the gutters after such a long gestation period, what’s the next step for Les Chatons? Do you already have new songs, new concepts or more terrible feline puns in reserve?
Les Chatons: We’d like to build a feline team around us to keep the machine running and, of course, not wait 10 years before releasing our next album. We have a lot of unreleased songs that we could rework, but we want to prioritize writing new material.
MU: After all these years developing the Les Chatons universe, how far would you like to take the project? Can you see yourselves eventually moving beyond Quebec and introducing your humorous metal to French-speaking audiences elsewhere in Canada or even internationally?
Les Chatons: Just becoming well known in Quebec would already be huge, but yes, of course we’d love to play and introduce our music elsewhere in the French-speaking world. International expansion isn’t really in our plans right now, but we’ll see what the future holds!
MU: One existential question to end this interview on a very serious note: if each member of Les Chatons actually had nine lives, what would you do with the eight extra ones?
Les Chatons: Loko would donate his lives to science for questionable experiments, like being launched into space to solve the mystery of what lies on the other side of a black hole. Is it the result of climate change? The home planet of Angine de Poitrine? Or are they simply cosmic teleporters created by a superior civilization?
Floppy would spend his eight lives sleeping in the sun and demanding pets and treats from his humans.
Toto would sacrifice his eight lives, if necessary, to find a cure for his baldness.
Finally, Chipitt would dedicate his lives to discovering the secret of Charamilk.
































