
[Rédacteur]
[Propriétaire MU Média – MetalUniverse.net]
Sacrifice est une figure incontournable du thrash metal canadien depuis le milieu des années 1980. Plus de 40 ans après sa formation, le groupe torontois continue de proposer une musique agressive et sans compromis, comme en témoigne la sortie de Volume Six en février 2025, son premier album studio en 16 ans.
À l’approche du spectacle du groupe aux Foufounes Électriques de Montréal le 6 juin, en compagnie de Warsenal, Entropy et Sarkasm, Marc Desgagné de MetalUniverse.net s’est entretenu avec le chanteur et guitariste Rob Urbinati. Au cours de cette discussion, il est question des débuts du groupe, de la création de Volume Six, de l’évolution du thrash metal, du lien particulier entre Sacrifice et le Québec, ainsi que de ce qui continue d’alimenter la passion du groupe après plus de quatre décennies de carrière.
[ english follows ]
MU: Tout d’abord, après plus de quatre décennies dans la scène thrash metal canadienne, quel effet cela fait-il de continuer à sortir de la nouvelle musique et à donner des spectacles avec la même intensité qu’aux débuts de Sacrifice? En regardant en arrière, qu’est-ce qui a le plus changé selon toi dans la scène metal et au sein du groupe depuis ces premières années?
Rob Urbinati: C’est assez incroyable quand on y pense. Je n’aurais jamais pu imaginer, à 16 ans, que nous ferions encore ça en 2026. Surtout avec les quatre mêmes membres qui étaient présents sur notre tout premier album, depuis le tout début.
Qu’est-ce qui a le plus changé? Je dirais qu’en 1984, ce type de musique était TRÈS underground. Il fallait être totalement investi pour la découvrir. Aujourd’hui, elle est accessible à tout le monde, même à un auditeur occasionnel.
MU: Volume Six, paru en février 2025, marquait votre premier album studio en 16 ans. Qu’est-ce qui a motivé le groupe à finalement revenir avec un nouvel album complet?
Rob Urbinati: Nous avions un bon nombre de chansons et nous avions l’impression qu’il fallait les faire entendre aux gens. Il n’y avait pas vraiment de raison plus compliquée que ça. Nous croyions beaucoup en ce nouveau matériel et, à notre âge, le temps passe vite.
MU: L’album sonne agressif, incisif et très fidèle au son classique de Sacrifice, tout en paraissant actuel. Comment avez-vous abordé le processus d’écriture de Volume Six?
Rob Urbinati: Ce groupe sait ce qu’il fait de mieux, et c’est écrire des chansons extrêmement agressives. Si nous avions trouvé que les morceaux étaient simplement corrects, nous ne les aurions jamais amenés en studio. Je sais que plusieurs groupes ont de la difficulté à retrouver cette étincelle qui rendait leur matériel des débuts si spécial, mais cette étincelle ne nous a jamais quittés.

Liste des pièces :
- Comatose – 03:21
- Antidote of Poison – 04:08
- Missile – 03:26
- Underneath Millennia – 04:26
- Your Hunger for War – 05:03
- Incoming Mass Extinction – 02:01
- Lunar Eclipse – 02:02 (Instrumental)
- Explode – 03:50
- Black Hashish – 06:33 (Instrumental)
- We Will Not Survive – 03:54
- Trapped in a World (Direct Action cover) – 02:09
MU: En repensant aux débuts de la scène metal underground de Toronto dans les années 1980, quels souvenirs te reviennent le plus en tête?
Rob Urbinati: Je pense surtout à la camaraderie qui existait entre tout le monde. Au départ, c’était un petit groupe de passionnés, puis ça n’a cessé de grandir. Plusieurs des gens qui étaient là dès le début sont encore en contact avec nous aujourd’hui. Des groupes comme Slaughter, Razor ou Death Militia. Jouer des spectacles avec tous ces gars-là, c’était incroyable.
MU: Au début de votre carrière, vous avez partagé la scène avec des groupes comme Exodus, Megadeth et Slayer. À quel point ces expériences ont-elles contribué à façonner l’identité de Sacrifice?
Rob Urbinati: En tant que fan, c’était tout simplement incroyable. Comme jeune groupe, c’était aussi très utile de voir comment un groupe en tournée fonctionnait. Nous prenions des notes sur des choses comme les véhicules qu’ils utilisaient, le nombre de personnes qui faisaient partie de la tournée, ce genre de détails. Quelques années plus tard, nous avons eu la chance de faire une mini-tournée avec Motörhead. Ça, c’était le sommet. Partager une scène avec Lemmy, c’était quelque chose d’unique.
MU: Plusieurs fans et médias considèrent souvent Sacrifice comme faisant partie du « Big Four » du thrash metal canadien. Qu’est-ce que cette reconnaissance représente pour toi?
Rob Urbinati: Ça signifie beaucoup pour nous. Nous avons toujours tenu à nous identifier comme un groupe canadien. Au dos de nos chandails, on peut lire « Canadian Thrash Metal » et nous les vendons partout dans le monde. La communauté metal a toujours été très bonne envers nous.
Parfois, certaines personnes disent que nous aurions dû connaître un plus grand succès, mais honnêtement, nous sommes très satisfaits de notre parcours. Sacrifice a toujours été destiné à rester underground.
MU: Le thrash metal a connu plusieurs vagues au fil des années. Selon toi, qu’est-ce qui rend ce style intemporel comparativement à d’autres genres qui apparaissent puis disparaissent?
Rob Urbinati: Je pense qu’au tout début, avant même que le terme thrash metal existe, nous sentions déjà que le heavy metal était en train de changer. C’était l’époque où le metal devenait pour la première fois extrême. C’était une période très excitante pour être amateur de metal et je crois que les années 1980 seront toujours associées à cela.
Le thrash metal a lui aussi connu une période où il a perdu de sa popularité, mais ça n’a pas duré longtemps durant les années 1990. Lorsque j’ai entendu le premier album de The Haunted, j’ai tout de suite compris que le thrash était déjà de retour.
MU: Le 6 juin, vous serez de retour à Montréal pour un spectacle aux Foufounes Électriques avec Warsenal, Entropy et Sarkasm. Quels souvenirs gardes-tu de vos passages à Montréal au fil des ans et à quoi les fans peuvent-ils s’attendre lors de ce spectacle?
Rob Urbinati: Notre premier grand spectacle a eu lieu à Montréal lors de No Speed Limit au Spectrum. C’était un moment inoubliable pour nous.
Nous avons tourné notre vidéoclip de « Soldiers Of Misfortune » aux Foufounes Électriques. Nous avons également joué quelques spectacles avec les grands Voivod. La dernière fois que nous avons participé au festival Wings Of Metal, c’était complètement fou.
Nous avons beaucoup d’histoire avec Montréal et les fans peuvent s’attendre à une soirée de thrash metal canadien rapide et agressif, autant de notre part que de celle de tous les groupes à l’affiche.
MU: Les foules montréalaises sont reconnues pour être particulièrement intenses et passionnées lorsqu’il est question de metal. Remarquez-vous une différence lorsque vous jouez au Québec comparativement à d’autres endroits?
Rob Urbinati: Absolument. Soyons honnêtes, le Québec est la capitale du metal en Amérique du Nord.
Dès nos premiers spectacles, le Québec a soutenu Sacrifice depuis le tout début. Montréal est complètement folle. Québec occupe une place spéciale dans nos cœurs et nous aimerions vraiment y rejouer un jour.
En fait, partout où nous avons joué dans la province, l’expérience a été fantastique. Le Canada en général a toujours été très bon envers nous.
MU: Si tu pouvais retourner en 1986 et faire écouter une chanson de Volume Six aux membres de Sacrifice qui enregistraient Torment in Fire, laquelle leur ferait complètement perdre la tête?
Rob Urbinati: Probablement « Comatose ». Si nous avions entendu cette chanson en 1986, nous aurions complètement capoté. Même en 2026, lorsque nous avons entendu la version finale mixée, nous avons été soufflés.
MU: Après toutes ces années, qu’est-ce qui continue de vous motiver à écrire, enregistrer et jouer du thrash metal?
Rob Urbinati: Vous, ainsi que toutes les personnes à travers le monde qui nous permettent de continuer à exister.
Nous sommes renversés par le soutien que nous avons reçu au cours des plus de 40 années d’existence du groupe. Nos motivations sont toujours les bonnes. Nous ne cherchons ni à devenir riches ni à devenir célèbres. Nous voulons simplement continuer à nous dépasser et à écrire puis interpréter nos chansons du mieux que nous le pouvons.
MU: Quels sont les plans actuels pour Sacrifice? Plus de tournées, du nouveau matériel, des festivals ou autre chose que les fans devraient surveiller?
Rob Urbinati: Pour l’instant, nous n’avons aucun plan précis au-delà de nos spectacles à Montréal et à Edmonton cette année.
Nous prenons la vie comme elle vient et, si jamais nous réunissons quelques nouvelles chansons auxquelles nous croyons vraiment, peut-être que nous retournerons en studio un jour.
MU: Finalement, si tu as un dernier mot pour nos lecteurs et pour les fans qui seront présents au spectacle de Montréal le 6 juin, c’est le moment!
Rob Urbinati: Nous avons vraiment hâte d’être de retour à Montréal!
Merci à tous pour votre soutien au fil des années, des décennies, bientôt un demi-siècle de soutien. Que vous soyez un fan de longue date ou que vous veniez tout juste de découvrir Sacrifice, nous avons hâte de vous voir le 6 juin.
✅Spectacle le 6 juin 2026 aux Foufounes Électriques de Montréal!
BILLETS: https://www.universe.com/events/sacrifice

Facebook: https://www.facebook.com/sacrificecanada
Instagram: https://www.instagram.com/sacrificecanada/
▶ POUR COMMANDER Volume Six :
Cursed Blessings: https://cursed-blessings-records.mysh…
High Roller Records: https://www.hrrecords.de/SACRIFICE
ENGLISH version
Sacrifice has been a driving force in Canadian thrash metal since the mid-1980s. More than 40 years after their formation, the Toronto band continues to deliver aggressive and uncompromising music, most recently with the release of Volume Six in February 2025, their first studio album in 16 years.
Ahead of the band’s upcoming performance at Foufounes Électriques in Montreal on June 6, alongside Warsenal, Entropy, and Sarkasm, Marc Desgagné of MetalUniverse.net spoke with vocalist and guitarist Rob Urbinati about the band’s early days, the making of Volume Six, the evolution of thrash metal, Sacrifice’s strong connection with Quebec, and what continues to fuel the band’s passion after more than four decades.
MU: First of all, after more than four decades in the Canadian thrash metal scene, how does it feel to still be releasing new music and playing shows with the same intensity as in the early days of Sacrifice? And looking back, what do you think has changed the most in the metal scene and in the band itself since those early years?
Sacrifice: It feels pretty mind blowing. I couldn’t have imagined at 16 years old that we would still be doing this in 2026. Especially with the same 4 members on our very first record, right from the very beginning.
What has changed the most?I would have to say in 1984 this type of music was VERY underground. You had to be fully invested in it to find it, now it is available to anyone-even a casual listener.
MU: Volume Six, released in February 2025, marked your first studio album in 16 years. What motivated the band to finally return with a new full-length release?
Sacrifice: We had a bunch of songs, we felt like we needed to let everyone hear them. Really nothing beyond that we felt strongly about our new material and at our age, time is ticking.
MU: The album sounds aggressive, sharp, and very true to the classic Sacrifice sound while still feeling fresh. How did you approach the writing process for Volume Six?
Sacrifice: This band knows what we do best and that is writing very aggressive songs. If we thought the songs were just okay, we wouldn’t have taken them into the studio. I know that many bands have a hard time trying to find that spark that made their early material special, but that spark never left us.
MU: Looking back at the early days in Toronto’s underground metal scene during the ’80s, what memories stand out the most from that era?
Sacrifice: I think the camaraderie with everyone. It started out as a small group of people and kept growing and growing. many of the people that were there in the very beginning, we still keep in touch with. Bands like Slaughter, Razor, Death Militia, playing shows with all these guys was amazing.
MU: Early in your career, you shared stages with bands like Exodus, Megadeth, and Slayer. How important were those experiences in shaping the identity of Sacrifice?
Sacrifice: As a fan it was pretty amazing, as a young band it’s good to see how a touring band operates. We took notes on things like the vehicles they used, how many people were on the tour, stuff like that. A few years later we got to do a little mini tour with Motörhead-that was the pinnacle sharing a stage with Lemmy.
MU: Many fans and media outlets often refer to Sacrifice as part of the « Big Four » of Canadian thrash metal. What does it mean to you to receive that kind of recognition from the metal community?
Sacrifice: It means a lot, we have always made a point to identify ourselves as Canadian. Our shirts say « Canadian Thrash Metal » on the back and we sell these worldwide. The metal community as a whole has been good to us. Sometimes people will say that we should have been bigger, but really, we are more than happy with where we are. Sacrifice was meant to be underground.
MU: Thrash metal has gone through many waves over the years. In your opinion, what makes thrash metal timeless compared to other genres that come and go?
Sacrifice: I think way back in the beginning, before anyone had even invented the term thrash metal, we could feel that heavy metal was changing. This was the when metal first became extreme. It was a very exciting time to be a metal fan and I believe that the 80s will always be remembered for that. Thrash metal also had its come and go moment but it didn’t last long in the 90s. When I first heard the debut album from The Haunted I knew it was already back.
MU: On June 6, you’ll return to Montreal for a show at the Foufounes Électriques alongside Warsenal, Entropy, and Sarkasm. What are your memories of playing Montreal over the years, and what can fans expect from this upcoming show?
Sacrifice: Our first big show we ever played was in Montreal at No Speed Limit at Le Spectrum. That was an unforgettable moment for us. We filmed our video for Soldiers Of Misortune at Foufounes. Played a couple of shows with the great Voivod. The last time we played Wings Of Metal was absolutely mental. We have a lot of history with Montreal, and fans can expect a night of fast, aggressive Canadian Thrash Metal from us and all the bands on the bill.
MU: Montreal crowds are known for being intense and passionate when it comes to metal. Do you notice a difference when playing Quebec compared to other places?
Sacrifice: Absolutely, yes. Let’s face it, Quebec is the metal capital of North America. Right from our first few shows, Quebec has supported Sacrifice from the very beginning. Montreal is insane, Quebec City has a place in our hearts we would love to play there again. Basically every single place we have played in the province has been amazing. Canada in general has been really good to us.
MU: If you could go back to 1986 and play one song from Volume Six to the Sacrifice members recording Torment in Fire, which song would completely blow their minds?
Sacrifice: Probably Comatose. If we heard that in 1986 we would have lost our fucking minds even way more than we did in 2026 when we heard it fully mixed.
MU: After all these years, what continues to motivate you to keep writing, recording, and performing thrash metal?
Sacrifice: You, and everyone else around the world that is keeping us alive. We are blown away by the support we have received over the 40+ years we have existed. Our hearts are still in the right place. We aren’t out to get rich, to get famous, we just want to challenge ourselves to write and perform our songs the best we can.
MU: What are the current plans for Sacrifice? More touring, new material, festivals, or anything else fans should keep an eye on?
Sacrifice: Right now we do not have any plans beyond performing in Montreal and Edmonton this year. We just take life as it comes and if we happen to get a few songs together that we feel strongly about maybe we will get back into a studio again at some point.
MU: Finally, if you have any final words for our readers and the fans coming to the Montreal show on June 6, this is your moment!
Sacrifice: We can’t fucking wait to be back in Montreal! Thank you all for your years, decades, almost a half century of support. Whether you are a fan from way back or you just discovered Sacrifice, we will see you all on June 6th.
































