
[Rédacteur]
[GL Instant Photography]
Entrevue avec Alex Martel de Deadly Apples
À la veille de leurs prestations au FestiVoix de Trois-Rivières, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Alex Martel du groupe Deadly Apples.
Dans le paysage musical canadien, Deadly Apples se démarque par une aura envoûtante et une intensité scénique qui ne laissent personne indifférent. Leur son, à la croisée du rock industriel et de l’ambiance gothique, transporte l’auditeur dans un univers à la fois sombre et captivant.
Dans cette entrevue exclusive, Alex nous parle un peu du passé, du présent et du futur du band tout en levant le voile sur ses sources d’inspiration, ses ambitions et l’âme créative qui alimente chacune de ses performances. Une plongée fascinante dans l’univers singulier de Deadly Apples.
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(MU) Bon, pour commencer, vous revenez du Festival au Lac à Granby. Après avoir joué un petit peu partout dans le monde, ça représente quoi de revenir devant un public québécois? Comment vous avez vécu cette expérience-là, de revenir au Québec?
(Alex) C’est sûr que c’est un feeling qui est très spécial. C’était vraiment cool de pouvoir revenir jouer à la maison au Québec. On a quand même la chance de faire beaucoup des plus gros festivals partout sur la planète, les plus grosses tournées, tout ça. Ça aussi, c’est une expérience qui est incroyable, mais j’ai toujours eu le feeling que notre style de musique c’est peut-être moins, en fait j’ai tout le temps eu l’impression que c’est moins populaire au Québec. Comme la fameuse phrase nul n’est prophète dans son pays, comme l’impression que ça s’appliquait à nous, tsé. Quand on arrive, exemple, au Pérou à l’aéroport dans le milieu de la nuit, bien il y a plein de monde qui nous attendent à l’aéroport pour prendre des photos, qu’on signe leurs trucs, tout ça, mais quand on revient à Montréal, il y a personne qui nous attend. Donc j’ai toujours eu ce feeling-là, donc je me suis juste dit un moment donné, on va juste se concentrer sur tout ce qui est international, puis on verra en temps et lieu. Là, je me suis un peu décidé, on avait eu une couple de belles opportunités dont le Festival au Lac, puis bon demain le FestiVoix avec Papa Roach, donc on a décidé de le faire et ça s’est super bien passé au Festival au Lac. Déjà là, on se questionnait un peu vu qu’on était un peu une anomalie sur ce line-up-là, cette journée-là. C’était vraiment plus des bands hardcore, metalcore, mais nous on est complètement différents, mais ça s’est bien passé.
(MU) Oui exact, c’est là où je m’en allais avec ma prochaine question. C’est vrai que vous étiez quand même assez différents des autres bands qui jouaient cette journée-là. Mais est-ce que c’était plus comme un défi pour vous ou plus comme un avantage? Comment avez-vous trouvé cela au fond, vu que vous étiez différents?
(Alex) Ben, je te dirais que le problème, puis en même temps la beauté du style qu’on fait, c’est qu’on fit comme pas nulle part, dans le fond. Donc on essaie des festivals où c’est très métal, avec des bands de death metal, de deathcore, etc. Alors quand nous on fait ces festivals-là, on est vraiment vus un peu comme le band soft même si nos prestations sont vraiment intenses. Versus quand on fait des festivals un peu plus soft, un peu plus alternatifs, comme exemple, on a fait une fois le Vans Warped Tour une fois et c’était Blink 182 le headliner puis il y avait Simple Plan aussi qui jouait. Donc, dans un contexte comme ça, là on est vus comme étant le band heavy ou le band métal. C’est un peu ça qui est cool, on fit pas nulle part donc on peut fitter partout en même temps. Ça fait en sorte, je pense, que les gens se souviennent toujours de nous, vu que justement on sort un peu du lot partout où ce qu’on va.
(MU) Oui, je suis très d’accord là-dessus. Je me disais justement, Deadly Apples, vous avez une identité assez forte quand même, autant visuellement que musicalement, exemple si je me rappelle bien, au Festival au Lac avec la grosse fumée rouge et tout, c’était quelque chose. Comment vous faites pour continuer sans perdre l’ADN du groupe?
(Alex) Je pense qu’ultimement, on fait ce qu’on a le goût de faire, on fait ce qu’on aime, c’est sûr qu’on a des influences.
(MU) Est-ce que vous recherchez plus ce que les gens vont vouloir écouter ou pas pantoute?
(Alex) Non vraiment pas, honnêtement on s’en fout des petites modes, des trucs passagers. Quand j’étais ado, je faisais ce genre de musique-là, j’ai jamais arrêté dans le fond. Même chose pour mon bandmate. C’est ça qu’on a tout le temps aimé et justement ça fait en sorte que même j’avais le même feeling justement quand j’étais plus jeune, quand j’étais ado, il y avait la scène punk dans notre région qui était vraiment vraiment forte. Il y avait une autre scène, c’était plus death metal, une autre plus hardcore. Et nous on arrive puis on fait de la musique un peu plus à la Nine Inch Nails, plus électronique, plus dark. On fitait pas dans ces gangs-là, de ces cliques-là ou de ces mouvances-là.
On dirait que ça fait partie de, comment je pourrais dire, disons qu’on est habitués de fitter nulle part un peu, mais en même temps, je me verrais pas faire autre chose.
(MU) Et comme tu m’as dit que tu avais joué dans plusieurs pays, c’est quoi qui rend les festivals québécois, disons uniques à comparer des autres festivals. Si c’est unique à ton avis. Autant pour les artistes que pour le public.
(Alex) C’est sûr que ma réponse va dépasser Deadly Apples, vu que j’ai été promoteur pendant longtemps. Je pense que les crowds au Québec, les gens sont vraiment festifs, sont vraiment vraiment bruyants. Je pense qu’il y a beaucoup de bands qui le remarquent, après ça ça dépend d’une région à l’autre.
Je me souviens quand j’étais jeune, des fois j’allais voir le même show à Montréal et à Québec, puis je me souviens qu’à Québec, les gens étaient beaucoup plus bruyants que Montréal, même si Montréal l’était aussi. Dans les festivals, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde de un peu toutes les régions qui viennent pour voir les bands qu’ils aiment. Je pense que ça donne vraiment une vibe qui est festive, qui est enthousiaste. Je parle de façon plus générale, mais je pense que pour pas mal tous les bands, que ce soit des bands de punk ou de métal, peu importe, je pense que c’est quelque chose que les bands apprécient beaucoup. La crowd que je comparerais ça avec, c’est les gens au Mexique. Eux autres sont vraiment festifs, mais je dois avouer qu’ils sont une coche de plus qu’au Québec. Eux c’est festif d’aplomb. C’est un peu le chaos carrément.
(MU) Puis, par rapport à demain, est-ce que tu as des attentes par rapport au festival? Au FestiVoix, il y a quand même un public assez varié. C’est différent, exemple du Festival au Lac, où c’est trois journées distinctes. Est-ce que c’est une autre façon d’aborder votre spectacle ou pas du tout?
(Alex) Ça change rien au spectacle ou à la performance qu’on donne dans le sens qu’on va toujours être Deadly Apples, mais c’est clair que de un je pense que déjà musicalement, on fit peut-être plus avec des bands un peu plus mainstream comme Papa Roach qu’avec des bands 100 % hardcore. J’ai l’impression que, exemple, on a fait des tournées avec Marilyn Manson, avec Rob Zombie, avec Korn, c’est sûr que c’est des bands relativement mainstream, j’ai l’impression que les fans de ces bands-là, justement sont plus ouverts au style de musique qu’on fait, à la limite, je pense même qu’on va mieux fitter.
Photos de Deadly Apples au FestiVoix 2026 : [ CR + Photos ]




Et la deuxième chose, c’est sûr que plus qu’on joue sur un gros stage, plus que j’ai l’impression que ça démontre bien le niveau de performance de Deadly Apples, et même si on faisait un tout petit show de rien, je vais donner le même show que si je suis dans un stade, mais c’est sûr que plus le stage est gros plus que ça permet de voir vraiment l’ensemble de la production de Deadly Apples, autant le niveau d’énergie, d’intensité. Là on va jouer un peu plus tard, il ne fera peut-être pas complètement noir, mais on va voir un peu plus l’éclairage que les autres shows dans la journée. C’est quelque chose qui est important pour nous. En fait, n’importe quel festival qu’on fait dans le monde, on préfère toujours jouer sur la scène principale, même si ça veut dire qu’on joue plus tôt et moins longtemps versus jouer sur une des plus petites scènes plus tard en journée ou en soirée, parce que vraiment plus la scène est grande plus on a l’impression qu’on peut donner vraiment l’expérience complète d’un show de Deadly Apples.
(MU) Et si on parle plus de votre expérience en tant que groupe. Parce que vous avez partagé la scène avec plusieurs groupes assez légendaires, si je peux dire. Quelle expérience vous a fait le plus grandir comme musicien depuis votre début de carrière?
(Alex) C’est une bonne question. Je sais pas s’il y en a une en particulier. En fait, il y en a une qui me vient à l’esprit. C’est dans le fond, la version actuelle du band, c’est en 2017 qu’on a parti ça. À ce moment-là, je me questionnais encore justement, si j’avais le goût de refaire de la musique tout ça, on avait fait un premier show au Rockfest dans le temps.
Après ça, on avait une invitation pour faire une couple de festivals au Mexique, des dates avec Deftones. Et le premier show, le premier show de ces shows-là au Mexique, c’était au Knotfest, qui est le festival de Slipknot. On jouait sur le main stage, c’est la première fois qu’on jouait au Mexique. Et là, on dirait qu’il y a vraiment eu un déclic. J’ai pu me laisser aller un peu et comprendre un peu ma place sur le stage, vu que pendant longtemps j’avais arrêté de faire de la musique, dans le fond. Aussi de voir la réaction de cette foule-là. Je pense que c’est la première fois qu’on utilisait justement la fumée avec la couleur. Je pense que c’est ce moment-là, ça a été un peu un déclic qui nous a fait réaliser, ça c’est le potentiel de ce qu’on peut faire.
(MU) Et si on parle de vos chansons. Y a-t-il une chanson qui représente le mieux Deadly Apples, mettons que je voudrais écouter une chanson pour me dire c’est quoi Deadly Apples.
(Alex) Je te dirais en ce moment, Volatile qui est un single qu’on a sorti l’an dernier. Je pense qu’il représente bien les différentes façades du band. Il y a des parties de la chanson qui sont vraiment heavy, d’autres parties, en fait le refrain, qui est beaucoup plus mélodique, accrocheur. Le riff est comme vraiment accrocheur aussi. Le riff de guitares dans les verses. Il y a tout le côté plus dark-électronique aussi. Je pense que cette chanson-là représente bien le band.
C’est le premier single qu’on a sorti du nouvel album qu’on fait, qu’on a toujours pas sorti en fait. On a passé presque un an à Los Angeles en studio à enregistrer l’album, on a travaillé avec entre autres Ben Grosse qui a mixé l’album, c’est vraiment un vétéran qui a travaillé avec des gros noms comme Red Hot Chili Peppers, Marilyn Manson, et plein d’autres.
Puis on a collaboré aussi avec Danny Lohner qui est le guitariste de NIN, qui en fait a collaboré avec beaucoup, beaucoup de gros bands. Il a fait toutes les guitares et les basses sur l’album.
Tout ça pour dire qu’on a fait cet album-là mais vu que les choses sont un peu plus axées sur les singles maintenant plutôt que les albums complets. Alors je me suis dit qu’on va juste le sortir de façon sporadique, lentement. Je pense qu’on est rendus à trois chansons qu’on a sorties de l’album et on va en sortir plus cette année, mais bref, long détour pour dire que Volatile représente bien les différents aspects du band.
(MU) Puis, à quoi ressemblent vos prochains objectifs pour Deadly Apples? À quoi peut-on s’attendre dans les prochaines années.
(Alex) Je dirais que pour cet été on est censés filmer trois nouveaux vidéoclips. Donc ça va probablement sortir au courant de l’automne je dirais, même si les dates sont pas fermes encore. J’aimerais peut-être faire un show à Montréal cet automne. À date on va voir comment ça va se passer ici à Trois-Rivières demain, mais à date avec le Festival au Lac, ça nous a un peu redonné le goût de jouer au Québec et ça fait longtemps qu’on n’a pas joué à Montréal spécifiquement, dans une salle. Alors c’est quelque chose qu’on va possiblement faire cet automne. On a une tournée à travers les États-Unis aussi qui devrait être annoncée prochainement qui va être à l’automne aussi et d’autres possibilités dans d’autres pays. Mais de façon générale, mon plan, c’est juste qu’on puisse continuer à faire des shows le plus possible, continuer à faire de la musique, juste faire ce qu’on aime.
(MU) Puis une petite dernière question. Quel message aimerais-tu dire au festivalier qui hésite encore à venir vous voir demain.
(Alex) De façon générale, je pense que ça va être une soirée assez solide : Papa Roach, We Came As Romans et Deadly Apples, en plus du phénomène Angine de Poitrine en fin de soirée. J’ai l’impression, de ce que j’ai entendu, ça serait la plus grosse soirée du festival cette année. Et le festival est quand même 11 jours ou 10 jours, quelque chose comme ça.
Pour ce qui est de Deadly Apples comme tel, c’est rare qu’on joue au Québec, c’est une des rares fois de venir nous voir et je pense que les gens sont toujours surpris quand ils nous voient peu importe où on joue. Je pense qu’ils sont pas habitués à ce type d’intensité-là, ce niveau d’intensité dans notre performance, ça ressemble pas vraiment à rien.
(MU) Là, tu me parles aussi de votre son qui est tout à fait différent. Est-ce que tu trouves qu’il devrait y en avoir plus de ce style-là dans les festivals? Plus de votre style de musique ailleurs?
(Alex) Je pense de façon générale que de donner plus de place à des bands qui font des trucs différents, originaux et je prétends pas non plus qu’on réinvente la roue, on a clairement des influences, mais je pense juste la diversité. Si dans les festivals, les gens sont juste exposés à une sorte de musique, c’est sûr qu’ils n’écouteront pas d’autres types de métal, même chose dans le punk rock même si j’aime beaucoup le skate des années 90, il faut qu’il y ait une relève et d’autres choses parce que ces bands-là ne seront pas éternels non plus.
(MU) Ouais tout à fait. Il faut que la roue tourne un moment donné, il faut qu’il y ait du nouveau quelque part, je suis bien d’accord.
Gabriel Landry – GL Photography
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ENGLISH version
Interview with Alex Martel of Deadly Apples
On the eve of their performances at FestiVoix de Trois-Rivières, I had the chance to speak with Alex Martel of Deadly Apples.
Within the Canadian music landscape, Deadly Apples stand out through a captivating aura and a stage intensity that leave no one indifferent. Their sound, at the crossroads of industrial rock and gothic atmospheres, transports listeners into a world that is both dark and mesmerizing.
In this exclusive interview, Alex talks to us a little about the band’s past, present, and future while shedding light on his sources of inspiration, ambitions, and the creative soul that fuels each of his performances. A fascinating dive into the singular universe of Deadly Apples.
(MU) So, to start, you’re coming back from the Festival au Lac in Granby. After playing a little bit all over the world, what does it mean to come back in front of a Quebec audience? How did you experience that, coming back to Quebec?
(Alex) For sure, it’s a very special feeling. It was really cool to be able to come back and play at home in Quebec. We’re still lucky enough to play many of the biggest festivals around the planet, the biggest tours, all of that. That too is an incredible experience, but I’ve always had the feeling that our style of music is maybe less, actually I’ve always had the impression that it’s less popular in Quebec. Like the famous phrase no one is a prophet in their own country, like I had the impression that it applied to us, you know. When we arrive, for example, in Peru at the airport in the middle of the night, well there are tons of people waiting for us at the airport to take pictures, for us to sign their stuff, all of that, but when we come back to Montreal, there’s no one waiting for us. So I’ve always had that feeling, so at some point I just told myself, we’re just going to focus on everything international, and we’ll see when the time comes. Then I kind of decided, we had a couple of great opportunities including the Festival au Lac, and then tomorrow FestiVoix with Papa Roach, so we decided to do it and it went super well at the Festival au Lac. Even then, we were questioning it a little because we were kind of an anomaly on that lineup, that day. It was really more hardcore, metalcore bands, but we’re completely different, but it went well.
(MU) Yes exactly, that’s where I was going with my next question. It’s true that you were still quite different from the other bands playing that day. But was that more of a challenge for you or more of an advantage? How did you find it overall, considering you were different?
(Alex) Well, I’d say that the problem, and at the same time the beauty of the style we do, is that we kind of don’t fit anywhere, basically. So we try festivals where it’s very metal, with death metal bands, deathcore bands, etc. So when we do those festivals, we’re really seen a little as the soft band even though our performances are really intense. Versus when we do festivals that are a bit softer, a bit more alternative, like for example, we did the Vans Warped Tour once and Blink 182 was the headliner and Simple Plan was also playing. So, in a context like that, then we’re seen as the heavy band or the metal band. That’s kind of what’s cool, we don’t fit anywhere so we can fit everywhere at the same time. I think that makes people always remember us, because we stand out a little everywhere we go.
(MU) Yes, I very much agree with that. I was just thinking, Deadly Apples, you have quite a strong identity, both visually and musically, for example if I remember correctly, at the Festival au Lac with the big red smoke and everything, it was something. How do you keep going without losing the band’s DNA?
(Alex) I think that ultimately, we do what we feel like doing, we do what we like, of course we have influences.
(MU) Do you focus more on what people are going to want to listen to or not at all?
(Alex) No, really not, honestly we don’t care about little trends, passing things. When I was a teenager, I was making this kind of music, I never really stopped. Same thing for my bandmate. That’s what we’ve always loved and that’s exactly why I had the same feeling when I was younger, when I was a teenager, there was the punk scene in our region that was really, really strong. There was another scene that was more death metal, another more hardcore. And then we show up and make music that’s a little more like Nine Inch Nails, more electronic, darker. We didn’t fit into those groups, those cliques, or those movements.
It feels like it’s part of, how could I say it, let’s say we’re used to not fitting anywhere a little bit, but at the same time, I couldn’t see myself doing anything else.
(MU) And since you told me that you had played in several countries, what makes Quebec festivals, let’s say, unique compared to other festivals? If they’re unique in your opinion. Both for artists and for the audience.
(Alex) For sure my answer is going to go beyond Deadly Apples, since I was a promoter for a long time. I think the crowds in Quebec, people are really festive, really, really loud. I think there are a lot of bands that notice it, after that it depends from one region to another.
I remember when I was young, sometimes I would go see the same show in Montreal and Quebec City, and I remember that in Quebec City, people were much louder than Montreal, even though Montreal was loud too. At festivals, I feel like there are a lot of people from all kinds of regions who come to see the bands they like. I think it really creates a vibe that’s festive, enthusiastic. I’m speaking more generally, but I think that for pretty much all bands, whether they’re punk or metal bands, whatever, I think it’s something bands really appreciate. The crowd I would compare it to is people in Mexico. They’re really festive, but I have to admit they’re one notch above Quebec. They’re seriously festive. It’s a bit like pure chaos.
(MU) And regarding tomorrow, do you have any expectations about the festival? At FestiVoix, there’s still a pretty varied audience. It’s different, for example, from the Festival au Lac, where there are three distinct days. Is it another way of approaching your show or not at all?
(Alex) It doesn’t change anything about the show or the performance we give in the sense that we’re always going to be Deadly Apples, but clearly, first of all, I think that musically, we maybe fit better with somewhat more mainstream bands like Papa Roach than with 100% hardcore bands. I feel like, for example, we toured with Marilyn Manson, with Rob Zombie, with Korn, obviously those are relatively mainstream bands, I feel like the fans of those bands are more open to the style of music we make, if anything, I think we’re going to fit even better.
And the second thing is, for sure, the bigger the stage we play on, the more I feel it shows the performance level of Deadly Apples, and even if we were doing a tiny little show, I’m going to give the same show as if I’m in a stadium, but obviously the bigger the stage is, the more it allows you to really see the entire production of Deadly Apples, both the level of energy and intensity. We’re going to play a little later, it might not be completely dark, but we’ll see the lighting a little more than during the other shows that day. That’s something that’s important to us. Actually, at any festival we do in the world, we always prefer playing the main stage, even if it means playing earlier and for less time versus playing one of the smaller stages later in the day or in the evening, because really the bigger the stage is, the more we feel we can give the complete Deadly Apples show experience.
(MU) And if we talk more about your experience as a band. Because you’ve shared the stage with several pretty legendary bands, if I can say that. What experience helped you grow the most as a musician since the beginning of your career?
(Alex) That’s a good question. I don’t know if there’s one in particular. Actually, there’s one that comes to mind. Basically, the current version of the band, we started that in 2017. At that time, I was still questioning whether I even felt like making music again and all of that, we had done a first show at Rockfest back then.
After that, we had an invitation to do a couple of festivals in Mexico, dates with Deftones. And the first show, the first show of those shows in Mexico, was at Knotfest, which is Slipknot’s festival. We were playing the main stage, it was the first time we had played in Mexico. And then, it felt like there really was a breakthrough. I was able to let myself go a little and understand my place on stage a little better, since I had stopped making music for a long time, basically. Also seeing the reaction of that crowd. I think that was the first time we used the smoke with the color. I think that moment was a bit of a breakthrough that made us realize, this is the potential of what we can do.
(MU) And if we talk about your songs. Is there one song that best represents Deadly Apples, let’s say if I wanted to listen to one song to understand what Deadly Apples is?
(Alex) I’d say right now, Volatile, which is a single we released last year. I think it represents the different sides of the band well. There are parts of the song that are really heavy, other parts, actually the chorus, that are much more melodic, catchy. The riff is also really catchy. The guitar riff in the verses. There’s the whole darker, electronic side too. I think that song represents the band well.
It’s the first single we released from the new album we made, that we still haven’t released actually. We spent almost a year in Los Angeles in the studio recording the album, we worked with, among others, Ben Grosse, who mixed the album, he’s really a veteran who has worked with big names like Red Hot Chili Peppers, Marilyn Manson, and many others.
Then we also collaborated with Danny Lohner, who is the guitarist from NIN, who actually collaborated with many, many big bands. He did all the guitars and bass on the album.
All that to say that we made that album but since things are a little more focused on singles now rather than full albums. So I told myself we’ll just release it sporadically, slowly. I think we’re up to three songs we’ve released from the album and we’re going to release more this year, but anyway, long detour to say that Volatile represents the different aspects of the band well.
(MU) And what do your next goals for Deadly Apples look like? What can we expect in the coming years?
(Alex) I’d say that for this summer we’re supposed to film three new music videos. So that will probably come out sometime in the fall I’d say, even if the dates aren’t firm yet. I’d maybe like to do a show in Montreal this fall. So far we’ll see how things go here in Trois-Rivières tomorrow, but so far with the Festival au Lac, it kind of gave us the desire to play in Quebec again and it’s been a long time since we specifically played Montreal, in a venue. So that’s something we may possibly do this fall. We also have a tour across the United States that should be announced soon, which will be in the fall as well, and other possibilities in other countries. But generally speaking, my plan is just for us to be able to keep doing shows as much as possible, keep making music, just do what we love.
(MU) And one last little question. What message would you like to give the festivalgoer who is still hesitating about coming to see you tomorrow?
(Alex) Generally speaking, I think it’s going to be a pretty solid night: Papa Roach, We Came As Romans, and Deadly Apples, plus the phenomenon Angine de Poitrine at the end of the night. I have the impression, from what I’ve heard, that it would be the biggest night of the festival this year. And the festival is still 11 days or 10 days, something like that.
As for Deadly Apples itself, it’s rare that we play in Quebec, it’s one of the rare opportunities to come see us and I think people are always surprised when they see us no matter where we play. I don’t think they’re used to this kind of intensity, this level of intensity in our performance, it doesn’t really look like anything else.
(MU) You’re also talking to me about your sound, which is completely different. Do you think there should be more of that style at festivals? More of your style of music elsewhere?
(Alex) I think generally speaking that giving more space to bands that do things that are different, original, and I’m not pretending either that we’re reinventing the wheel, we clearly have influences, but I just think diversity. If at festivals people are only exposed to one kind of music, obviously they won’t listen to other types of metal, same thing in punk rock even if I really like 90s skate punk, there needs to be a new generation and other things because those bands won’t be around forever either.
(MU) Yeah, absolutely. The wheel has to turn at some point, there has to be something new somewhere, I completely agree.
Gabriel Landry – GL Photography































