Spectacle: Le 5 septembre 2026 à la Microbrasserie Le Trou du diable de Shawinigan
Organisateur: uneven
Photographe: Agence l’Étiquette
Compte-rendu: Marie-Lyne Jean

[Compte-rendu]
[ Agence l’Étiquette |
Dans le blanc des yeux ]
NEW BLOOD FEST VOL.1
Quand la relève métal prend le contrôle du Trou du Diable
Shawinigan – 5 septembre 2026
Il y a des soirées où l’on va voir un spectacle en sachant exactement à quoi s’attendre. À l’inverse, il y en a d’autres où on y va par curiosité… et où on ressort avec quelques nouvelles découvertes dans nos playlists.
Le New Blood Fest vol.1, présenté au Trou du Diable à Shawinigan, appartient définitivement à la deuxième catégorie.
D’abord, cette première édition, née de l’initiative des gars d’Uneven, formation nu-metal/hardcore originaire de Grand-Mère, avait une mission claire : mettre de l’avant la relève métal québécoise. Mais la soirée avait aussi une autre raison de faire du bruit : elle soulignait la sortie du tout nouvel EP d’Uneven, Testing Shit.
Ainsi, quatre groupes de la relève se sont réunis sur une même scène, devant un public prêt à se faire brasser. De plus, le lancement de l’EP des organisateurs ajoutait une raison supplémentaire de célébrer.
Bref, difficile de demander une meilleure excuse pour faire trembler les murs du Trou du Diable. Et franchement? Pour une première édition… les boys peuvent être fiers.

Personnellement, comme vous le savez probablement, j’aime la musique dans son ensemble. Je peux passer du rock au punk, de la pop au folk, et pratiquement tout ce qui se trouve entre les deux. Cependant, le métal? Je suis plutôt sélective.
À vrai dire, le New Blood Fest était même mon premier festival métal. Est-ce que j’ai apprécié? CLAIREMENT.
Et surtout, je pense que le plus beau compliment que je puisse faire à cette soirée, c’est que je suis repartie avec de nouvelles découvertes que je vais certainement continuer à suivre.
UNLESS WE FIGHT – PREMIÈRE DOSE D’ADRÉNALINE
Pour commencer, Unless We Fight avait la lourde tâche de donner le ton. Et disons-le franchement : ils n’ont pas demandé la permission. Dès les premières secondes, premier riff. Première dose d’énergie. Premier coup de pied musical dans la porte.
Originaire de Trois-Rivières, la formation évolue dans un univers metalcore/hardcore et est composée de The Silent Demon au chant, The Septicius à la guitare, The Voir à la batterie et The Cataclysm à la basse. D’ailleurs, le groupe avait également une nouveauté à présenter avec son single « Last Stand », sorti en août 2026.
Par conséquent, cette ouverture efficace annonçait très clairement la couleur de la soirée : ici, on n’était pas venu écouter de la musique en restant bien tranquille dans le fond de la salle.
Bref, une première formation qui a rapidement réussi à faire monter la température et à installer l’ambiance pour la suite. Le New Blood Fest était officiellement lancé!

WARDOGZ – DU SON, DU FEU ET DE L’ATTITUDE
Ensuite : Wardogz.
Et là… ça commence à brasser sérieusement.
Originaire de Québec, le groupe navigue entre metalcore, heavy et groove metal. D’ailleurs, leur premier single, « Rage », accompagné d’un vidéoclip, est sorti en 2025 après environ deux années de travail dans l’ombre. De leur côté, les gars décrivent leur univers comme un mélange de gros riffs, d’énergie hardcore et d’une attitude sans compromis. Et leur philosophie colle plutôt bien à ce qu’on a pu voir sur scène. Le groupe cite notamment Slipknot, Bullet For My Valentine et Wage War parmi ses influences.
Avec Alexis Roberge au chant, Olivier Plamondon à la lead guitare, Mathieu Tibeault à la guitare rythmique et William Plamondon à la batterie, WARDOGZ est arrivé avec une énergie qui ne demandait pas vraiment la permission d’entrer dans la pièce.
Encore plus intéressant, c’était leur deuxième spectacle.
Pour une formation qui commence à peine à se faire une place, WARDOGZ a déjà une identité qui se démarque et surtout, une présence qui donne envie de voir jusqu’où les gars peuvent pousser la machine. Malgré cela, aucune impression de groupe qui cherche encore ses repères. Au contraire, l’attitude était là, l’énergie aussi, et le public répondait présent.
En somme, WARDOGZ a livré exactement ce qu’on pouvait espérer d’un groupe portant un nom pareil : du son, du feu et de l’attitude.

UNEVEN – LES INSTIGATEURS PASSENT DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA SCÈNE
Évidemment, impossible de parler du New Blood Fest sans parler de Uneven. Parce que derrière cette soirée, il y avait les gars eux-mêmes.
Originaires de Grand-Mère, Uneven mélange l’agressivité du hardcore, le groove du nu-metal et l’intensité du heavy moderne. Leur musique refuse plutôt gentiment de rentrer dans une petite case bien propre et honnêtement, tant mieux. Mais surtout, cette soirée était encore plus spéciale pour les gars puisque le festival servait également à souligner la sortie de leur nouvel EP, Testing Shit.
En plus, le titre annonce bien la couleur : pas question de trop se prendre au sérieux. On expérimente, on pousse, on teste et surtout, on fait du bruit. De cette façon, quoi de mieux que de célébrer la sortie d’un nouveau projet en montant sur scène devant un public venu précisément pour entendre du nouveau matériel?
Personnellement, j’ai d’ailleurs eu la chance de recevoir les boys en entrevue lors de leur passage à Attraction Fest. Alors, si vous avez envie d’en savoir davantage sur le groupe, leur parcours, leurs influences et leur univers, je vous invite à aller écouter notre entrevue d’environ 12 minutes sur ma chaîne Dans le Blanc des Yeux. Après tout, une entrevue permet parfois de découvrir ce qui se cache derrière les riffs et les décibels.
Et après les avoir vus sur scène et avoir discuté avec eux, une chose est claire : ils ne veulent pas seulement faire partie de la relève. Ils veulent contribuer à la faire avancer. C’est donc tout naturel que le New Blood Fest devienne une extension de cette volonté.

CHAINED BY ILLNESS – LA DÉCOUVERTE QUI M’A LAISSÉE SANS VOIX
Finalement, nous sommes arrivés au dernier groupe de la soirée. Et quel final. Chained By Illness.
Je vais être honnête avec vous, c’est probablement ma découverte du New Blood Fest.
Originaire de Trois-Rivières, Chained By Illness évolue dans le modern/melodic metal et existe depuis 2022. Le groupe est composé de Marilyn Ayotte au chant, Simon Paquet et Jean-Philippe Dessureault aux guitares, Richard Guilbault à la basse et Simon Desaulniers à la batterie. Musicalement, le groupe puise notamment dans le metal mélodique, le groove et le death metal, avec un contraste particulièrement intéressant entre les voix claires et les growls.
Mais sur scène, c’est autre chose. Il y a des moments où tu regardes simplement un spectacle. Et puis, il y en a où tu te demandes : « OK… qu’est-ce que je viens de me prendre en pleine face? » C’était exactement ça. Une présence scénique intense, une voix qui frappe et une énergie qui nous a littéralement laissés bouche bée. Et là, je dois vous avouer quelque chose…
J’ai manqué quelques photos, parce qu’à un moment donné, j’ai simplement arrêté de regarder mon appareil photo. J’étais trop occupée à regarder la scène. Et pour une photographe qui essaie normalement de ne rien manquer, c’est probablement le plus beau compliment que je puisse leur faire.

UNE PREMIÈRE ÉDITION QUI EN APPELLE UNE DEUXIÈME
Au final, quatre groupes, une salle, un public en feu. Un nouvel EP lancé, des riffs lourds, des mosh pits, de l’énergie brute et surtout, une belle démonstration de ce que la relève métal québécoise a dans le ventre.
En réalité, le New Blood Fest n’avait peut-être pas la grosse machine derrière lui, mais il avait quelque chose de beaucoup plus important : DE LA PASSION.
Et ça, ça paraît. D’abord, organiser un festival demande énormément de temps, d’énergie, de travail et probablement quelques cheveux blancs supplémentaires. Alors, voir une première édition fonctionner, voir le public embarquer et voir quatre formations émergentes partager une même scène… c’est franchement une belle réussite.
Et la bonne nouvelle?
Le New Blood Fest devrait être de retour au printemps 2027 pour une deuxième édition. Tu es un band métal de la relève et tu aimerais faire partie de l’aventure? Contacte les boys de Uneven via leur page Facebook. [ lien ]
Parce que, si cette première édition est un indicateur de ce qui s’en vient… La relève métal québécoise n’a clairement pas dit son dernier mot.
EN CONCLUSION
Pour terminer, je suis arrivée au New Blood Fest en me disant : « Bon… voyons voir si le métal va réussir à me convaincre. » Et finalement, je suis repartie en me disant : « OK les boys… je pense que vous m’avez eue. »
En fin de compte, je ne suis peut-être pas devenue une fan de tous les styles de métal du jour au lendemain… Mais une chose est certaine : le métal de la relève québécoise mérite qu’on tende l’oreille. Alors, félicitations à Uneven pour cette première édition, pour le lancement de Testing Shit et surtout pour avoir eu l’idée de créer un espace pour la relève.
Continuez de faire du bruit, de prendre votre place et de faire du métal qui vous ressemble.
Bref : YOU ROCK, BOYS!
Et surtout…
À l’année prochaine.
Rédaction : Marie-Lyne Jean
Crédit photo : Agence L’Étiquette























