
[Photographe | Compte-rendu]
[ IG: show_tripping ]
Je l’ai déjà dit, j’aime découvrir de nouveaux groupes. Nouveaux pour moi, car ces groupes peuvent être tout neufs comme ils peuvent exister depuis 10 ans, mais je n’en avais pas encore entendu parler – il y en a tellement! Et qu’est-ce qui va attirer mon attention? Un seul ou plusieurs de ces éléments : le nom du groupe, le visuel, le genre musical, l’origine, une suggestion aléatoire (mais pas tant) de Spotify ou Youtube, une suggestion de mes fils, une suggestion d’une amie. Alors quand l’occasion s’est présentée de critiquer le nouvel album de Port Noir, The Dark We Keep, qui se définit comme un groupe de metal progressif suédois, je l’ai saisie. Plusieurs cases étaient cochées d’avance dans leur cas. Le communiqué de presse étant en plus élogieux, j’avais donc des attentes élevées. Voyons ce qu’il en est.
The Dark We Keep est le 5e album de Port Noir, sorti le 15 mai. Le trio, formé en 2013, est composé de Love Andersson (voix, basse et guitare), Andreas Hollstrand (guitare et claviers), et AW Wiberg (batterie). Première chose à mettre au clair : cet album n’est pas du prog. Le prog, pour moi, se caractérise par ses longues pièces, qui durent minimum six minutes, toutes époques confondues. Ce qui n’est pas le cas ici, malheureusement. Ma première impression à la première écoute? Ça sonne comme un mélange de Sleep Token, Bad Omens nouveau et VOLA. Ça me rappelle plusieurs groupes que j’entends en ce moment, sans que j’arrive à en identifier un en particulier.
La première pièce, « Complicated », est inspirée d’une des « versions » de Sleep Token, à l’exception de la voix. Les harmonies, la rythmique, l’ambiance me ramenant au show que j’ai vu à Laval – en moins grandiose. « Redshift » penche plutôt du côté de Bring Me The Horizon « junior » pour ce qui est de la voix, notamment. L’outro laisse planer des influences de black metal, ce qui suscite davantage mon intérêt. « Noir » comprend des éléments intéressants, qui restent toutefois génériques. Comme la formule est éprouvée, pourquoi faire différent? Par contre, « Ebb and Flow » me plaît davantage, dans son ensemble, puisqu’elle rassemble plusieurs éléments du genre, mais elle me semble plus travaillée que les autres pièces. J’aime remarquer qu’il y a de la recherche derrière une œuvre artistique.
« Vargtimmen » est un interlude instrumental, tandis que « Burst » et « Reverie » me seblent être les pièces les plus « mainstream », les plus accessibles quoi. Elles ne sont pas mauvaises du tout, mais pas originales non plus de nos jours. Mais surprise! « Bloodlust », au titre éloquent, revient aux guitares avec des sonorités de black metal, un genre qui m’intrigue de plus en plus. La dernière pièce, « We Shall Die Together », est la chanson lente de mise (je n’appellerais pas ça un slow). Elle clôt bien l’album, mais vient se ranger parmi les pièces moins marquantes. Enfin, je dois dire que, même si la voix est plutôt générique elle aussi, elle me plaît beaucoup. Comme je ne suis pas fan des cris et des lamentations qu’on entend souvent dans ce genre musical, c’est paradoxalement apaisant d’entendre une voix posée exprimant une certaine tristesse ou même une souffrance.
L’album The Dark We Keep a été introduit en douceur et en lenteur depuis octobre 2025, avec « Redshift » comme premier extrait, auquel se sont aussi ajoutés « Noir » « Ebb and Flow », « Burst » et « My Destroyer » en vidéoclips, que vous pouvez regarder sur Youtube, et Spotify (pour les abonnés à cette plateforme).
En résumé, The Dark We Keep est un bon album, mais il ne ressort pas du lot de ce que j’entends autour de moi en ce moment. C’est un album intéressant, sans être exceptionnel. Suffisamment intéressant, par contre, pour que je fasse l’effort d’aller voir Port Noir en show lorsque ce sera possible. Quelque chose me dit que ce sera une coche au-dessus.
8/10
▶ Écoute/Stream/Commande: https://portnoir.lnk.to/TheDarkWeKeep-BioID
Site: https://www.portnoir.com/
Instagram: / portnoir
Facebook: / portnoirofficial
Spotify: https://open.spotify.com/artist/6s6x6…
Apple Music: / port-noir
Bandcamp: https://portnoir.bandcamp.com/album
ENGLISH version
As I’ve said before, I love discovering new bands. New to me, that is—because these bands might be brand-new, or they might have been around for 10 years, but I just hadn’t heard of them yet—there are so many out there! And what catches my attention? One or more of these things: the band’s name, their visuals, their musical genre, their origin, a random (but not really) suggestion from Spotify or YouTube, a suggestion from my sons, or a suggestion from a friend. So when I had the opportunity to review The Dark We Keep, the new album from Port Noir—a band that describes itself as Swedish progressive metal—I jumped at it. They had already checked several boxes. With the press release being so glowing, I had high expectations. Let’s see how it stacks up.
The Dark We Keep is Port Noir’s fifth album, released on May 15th. The trio, formed in 2013, consists of Love Andersson (vocals, bass and guitar), Andreas Hollstrand (guitar and keyboards), and AW Wiberg (drums). First things first: this album is not prog. To me, prog is characterized by long tracks, lasting more than six minutes, across all eras. Which is not the case here, unfortunately. My first impression upon first listen? It sounds like a mix of Sleep Token, Bad Omens nouveau, and VOLA. It reminds me of several bands out there right now, though I can’t pinpoint any one in particular.
The first track, “Complicated,” is inspired by one of Sleep Token’s “iterations,” except for the vocals. The harmonies, the rhythm, and the atmosphere take me back to the show I saw in Laval—albeit with less grandeur. “Redshift” leans more toward a “junior” version of Bring Me The Horizon, particularly in terms of the vocals this time. The outro hints at black metal influences, which piques my interest even more. “Noir” includes some interesting elements, though they remain somewhat generic. Since the formula is tried and true, why do things differently? On the other hand, I like “Ebb and Flow” better overall, as it brings together several elements of the genre, but it feels more polished than the other tracks. I appreciate seeing that there’s thought and effort behind the artwork.
“Vargtimmen” is an instrumental interlude, while “Burst” and “Reverie” strike me as the most mainstream tracks—the most accessible ones, that is. They’re not bad at all, but they’re not exactly original these days either. But surprise! “Bloodlust,” with its telling title, returns to the guitars with black metal influences—a genre that intrigues me more and more. The final track, “We Shall Die Together,” is the token slow song. It wraps up the album nicely, but ranks among the less memorable tracks. Finally, I have to say that, even though the vocals are pretty generic too, I really like them. Since I’m not a fan of the screams and wails often heard in this genre, it’s paradoxically soothing to hear a poised voice expressing a certain sadness or even suffering.
The album The Dark We Keep has been released slowly and steadily since October 2025, with “Redshift” as the first single, followed by more music videos for “Noir,” “Ebb and Flow,” “Burst,” and “My Destroyer,” which you can watch on YouTube, and Spotify (for subscribers).
In short, The Dark We Keep is a good album, but it doesn’t stand out from everything else coming out right now. It’s an interesting album, without being exceptional. Interesting enough, however, to make me want to go see Port Noir in concert whenever possible. Something tells me the live version will be a on a higher level.
Note 8/10













