26:07:09 – FEQ 2026 (Limp Bizkit / Cypress Hill / Cleopatrick) (Québec)

Spectacle: Le 9 juillet 2025 à Québec
Organisateur: Festival d’été de Québec
Photographe: François Morisset
Compte-rendu: Sylvain Carrier

PAR FRANÇOIS MORISSET
[Photographe]
[M7 Photographie]
PAR SYLVAIN CARRIER
[Critique du spectacle]

Limp Bizkit/Cypress Hill/Cleopatrick
9 juillet 2026
Festival d’Été de Québec

Et voilà, on y est !
La 58e édition du Festival d’Été de Québec débute et la Vieille Capitale fourmille d’amateurs venus d’un peu partout pour assister à 11 jours de concerts aussi diversifiés qu’intéressants. On commence en force cette année, alors que les Plaines d’Abraham accueillent nulle autre que la formation Limp Bizkit, fortement en demande depuis plusieurs années.

C’est le « duo » canadien Cleopatrick (qui comptait soudainement 4 membres sur scène…) qui a pour mission d’ouvrir la scène des Plaines pour l’été 2026. On nous offre un rock assez standard, bien qu’efficace. Le chanteur Luke Gruntz est excellent, malgré une foule assez distraite en ce début de parcours ; c’est normal, tout le monde se retrouve, se raconte sa dernière année. Malgré la présence relative des amateurs, les Ontariens s’évertuent à insuffler une certaine énergie à une foule qui en aura bien besoin pour la suite des choses. C’est une entrée en matière timide, sans écart, qui nous est proposée par Cleopatrick, mais la suite allait être toute autre !

CLEOPATRICK

Sous le coup de 20 h 00 tapant, la formation latino-américaine Cypress Hill embarque sur les planches de la Scène Bell. La fête s’installe instantanément au son caractéristique des membres du groupe, qui savent comment soulever une foule. Les hostilités débutent avec How I Could Just Kill a Man, et déjà, les amateurs sont survoltés. La foule se densifie à vitesse grand V, si bien que le site est difficilement praticable. Les effluves de cannabis sont bien présentes, sans grande surprise ! Cypress Hill proposera plusieurs titres de sa généreuse discographie, dont les populaires Tequila Sunrise, Hits From the Bong et (Rock) Superstar, ajoutant aussi une excellente reprise de Bombtrack de Rage Against The Machine. Le clou du spectacle est évidemment l’interprétation d’Insane in the Brain, pièce culte des années 90 qui ne vieillit pas. B-Real invite en toute fin de spectacle la foule à sautiller sur Jump, d’House of Pain ; probablement que le saut collectif des amateurs a été perceptible sur l’échelle de Richter. Un spectacle sans faute, qui cadre parfaitement avec le plat principal de la soirée !

CYPRESS HILL

Avant de parler de Limp Bizkit, petite parenthèse sur deux irritants majeurs. Premièrement, les toilettes centrales ont été relocalisées au fin fond du site. Lorsqu’on y est rendu, on passe vite, ce qui est une amélioration par rapport aux dernières. Par contre, l’enjeu est justement de s’y rendre. La foule est tellement dense qu’il est pratiquement impossible d’y accéder sans bousculer les gens et sans se faire repousser. Un moyen d’y accéder devra rapidement être considéré ; l’idée est bonne, l’exécution l’est beaucoup moins. Deuxième chose qu’on ne peut passer sous silence : l’immense estrade qui a été ajoutée au centre. Quelle verrue visuelle ! Elle coupe la foule en deux, n’apporte aucun bénéfice sauf pour la centaine d’amateurs qui sont dessus, cache la vue… Cauchemar. Drôle d’idée !

C’est sous un ordre bien senti de Fred Durst que débute le concert de Limp Bizkit : Rock this motherfucker like it’s 1999! Un écran de karaoké gigantesque est au milieu de la scène et y restera tout au long de la prestation du groupe, question qu’on se rappelle des paroles si les années nous les ont fait oublier. Hot Dog est présentée en lever de rideau et elle nous permet d’apprécier un Fred Durst toujours aussi énergique, en plein contrôle. Bon, il multipliera les interventions plus ou moins pertinentes tout au long de la soirée (son obsession du fait qu’on est jeudi, entre autres…), mais c’est surtout son animation constante sur scène qui est remarquable. Wes Borland arbore un impressionnant masque inca pour l’occasion, et il ne l’enlèvera à aucun moment. Break Stuff retentit dans les oreilles des amateurs et tous sortent leur « inner teen » pour recracher ces paroles bien connues. Faith nous montre que Durst n’a rien perdu de sa voix, puis My Generation et My Way sont rendues à merveille. Re-Arranged est malheureusement coupée en milieu de pièce, mais non sans raison, puisque c’est pour laisser place à la populaire Rollin’, suivie de Nookie. Les transitions entre les pièces sont parfois un peu longues, mais l’ambiance est vraiment excellente. Durant Full Nelson, une jeune amatrice monte sur scène et interprète la pièce avec brio en compagnie de Fred Durst. Fou raide, et probablement le meilleur moment de la soirée. Behind Blue Eyes donnera une petite pause à tout le monde, avant que Limp Bizkit réinterprète à nouveau Break Stuff pour conclure la soirée. Drôle de choix que de refaire la même pièce deux fois, mais bon, j’imagine que ça plaît aux gens !

LIMP BIZKIT

C’est une entrée en matière très, très réussie pour le Festival d’Été de Québec, malgré les problématiques mentionnées plus tôt. On se retrouve vendredi pour une soirée résolument plus tranquille, alors que nous nous promènerons entre les scènes pour assister aux concerts de Wyatt Flores, The Lumineers et BBNO$ !

Setist Limp Bizkit

  1. Hot Dog
  2. Break Stuff
  3. 9 Teen 90 Nine (shortened)
  4. Faith (George Michael cover)
  5. My Generation
  6. Livin’ It Up
  7. My Way
  8. Eat You Alive
  9. Re-Arranged
  10. Rollin’ (Air Raid Vehicle)
  11. Nookie
  12. Full Nelson (with Fred Durst bringing a girl from the crowd on stage to sing)
  13. Boiler
  14. Behind Blue Eyes (The Who cover – dedicated to Sam Rivers with the crowd waving cellphone lights)
  15. Take a Look Around
  16. Break Stuff


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Marc Desgagné

Propriétaire MetalUniverse.net | Originaire du Saguenay | Ville actuelle, Québec (Canada)

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