Le projet de black/folk pagan metal québécois-bulgare Цар Стангра (Tsar Stangra) dévoilera son nouvel album Химните на разрушените светове (Hymns of the Broken Worlds) le 1er juillet 2026.
Pour accompagner cette annonce, le groupe a révélé la liste complète des huit morceaux qui composeront l’album, une œuvre qui promet un voyage à travers des royaumes oubliés, des croyances brisées, la mémoire ancestrale, l’exil, la guerre et le retour des anciens dieux.

Liste des morceaux :
- Тракийци — Черни химни за изгубените (Thracians — Black Hymns for the Lost Ones)
- Хан Аспарух (Khan Asparuh)
- Черна песен (Black Song)
- Последният поход (The Final March)
- Тъга за Юг (Longing for the South)
- Земни стражи (Guardians of the Earth)
- Завръщането на родния бог (The Return of the Native God)
- Българският език (Bulgarian Language)
L’album a été réalisé par Stanislav Stefanovski (voix, tamboura), Olivier Vaillancourt-Girard (guitares), Samuel Paré (guitares), Wayne Barr (basse), Cindy Tecca (claviers) et Simon Vaillancourt-Girard (batterie), avec la participation de Fanny Grenier et Teodora Stoyanova Freya aux voix.
L’enregistrement a été effectué au Holywaves Studio par Olivier Vaillancourt-Girard et Stanislav Stefanovski. Le mixage a été réalisé par Stanislav Stefanovski, tandis que le matriçage a été assuré par Olivier Vaillancourt-Girard. La pochette est une œuvre de Paolo Girardi.
L’illustration représente des Kukeri mettant la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré en flammes. Selon le groupe, cette image est chargée de symbolisme et évoque notamment le conflit entre paganisme et christianisme, la rencontre des identités culturelles bulgare et québécoise ainsi qu’un chapitre personnel désormais révolu. Paolo Girardi décrit quant à lui la scène comme « le paganisme revenant au présent avec toute sa force et son sombre mystère ».
En attendant la sortie de l’album, les amateurs peuvent déjà découvrir la pièce « Taga za Iog », premier extrait de l’œuvre sur Bandcamp.
Le 19 mai, le groupe a publié le vidéoclip officiel de « Черна песен » (Black Song), tiré de ce nouvel opus. Il a été réalisé et produit par Laurie Cloutier, avec le montage audio assuré par Axialis Boucher. Le groupe tient également à remercier Holywaves Studio pour sa contribution au projet.
Discogs: https://www.discogs.com/%D0%A6%D0%B0%…
Soundcloud: / tsarstangra
Facebook: https://www.facebook.com/TsarStangra
Courte entrevue avec Станислав Стефановски à propos de ce projet
D’où vient l’idée derrière la création du groupe pour ceux qui ne connaissent pas?
Станислав Стефановски: L’idée de Tsar Stangra est une idée qui date depuis mon secondaire. Avec l’arrivée d’Internet à la maison, j’ai commencé à prendre conscience qu’il y avait un tapon de bands undergrounds absolument excellents partout sur la planète, incluant des pays d’Europe de l’Est comme l’Ukraine, la Grèce et la Pologne. J’ai tellement trippé sur certains de ces groupes que je voulais trouver l’équivalent bulgare, mais je n’ai pas trouvé de groupe qui était à la hauteur des gros noms des autres pays mentionnés. J’ai saisi l’occasion en me disant : « Si ça n’existe pas, je vais prendre la responsabilité de l’inventer ».
Le nom Tsar Stangra est un jeu de mots entre mon nom et celui du dieu païen bulgare Tangra. Historiquement, il aurait aussi été vénéré par certaines tribus mongoles sous le nom de Tengri selon certains historiens. Tsar est le titre que l’on donnait aux dirigeants durant l’époque chrétienne. Le nom peut aussi se lire « Tsar s Tangra », qui signifie « Tsar avec Tangra », comme si le Tsar trahissait le christianisme pour se ranger du côté de Tangra.
Les paroles sont en bulgare et sont souvent tirées de poèmes ou d’incantations issus de la littérature bulgare. Très peu de textes ont été écrits par nous puisque je n’ai jamais fréquenté l’école en Bulgarie. Toute mon éducation s’est faite ici. Nos influences proviennent principalement de groupes d’Europe de l’Est qui mélangent black metal, folk et progressif. Pour ce nouvel album, je pourrais citer Drudkh, Rotting Christ et Negură Bunget. Au niveau du style, ça sonne comme un mélange de folklore bulgare, de black metal ainsi que de métal mélodique et progressif.
Peux-tu nous parler de la nouvelle chanson « Taga za Iog »? De quoi traite-t-elle exactement et pourquoi avoir choisi celle-ci comme premier extrait du nouvel album?
Станислав Стефановски : Taga za Iog est une chanson qui représente à merveille la culture balkanique dans son expression la plus métal. L’introduction est très folk et il est impossible de se tromper sur ses origines géographiques. C’est extrêmement slave et profondément ancré dans l’Europe de l’Est.
Par la suite, l’atmosphère s’assombrit pour adopter une sonorité qui rappelle la Grèce antique avec des riffs construits en canon. On y retrouve même une certaine influence de la musique classique et symphonique.
Les paroles sont tirées d’un poème écrit par Konstantin Miladinov, une figure importante du renouveau national bulgare, durant son séjour à Moscou. Il y exprime son profond mal du pays pour sa patrie située au sud, d’où le titre qui peut être traduit par « Nostalgie du Sud » ou « Longing for the South » en anglais.
Ces paroles me touchent particulièrement parce que je me sens parfois déraciné de ma propre culture, même si j’ai passé toute ma vie au Québec après y être arrivé à l’âge de trois ans. Il y a donc un lien très personnel entre ce texte et mon propre vécu.
Photo du groupe: Éloïse Chabot – Photographie





















