19:08:07 – Iron Maiden / The Raven Age (Québec)

Spectacle: Le 7 Août 2019 au Centre Vidéotron à Québec
Organisateur: Gestev
Photographe: François Morisset
Compte-rendu: Samuel Bédard

Iron Maiden – Centre Vidéotron – 7 août 2019

Les fans de métal grand public québécois ont eu la chance de voir deux immenses têtes d’affiches passer dans leur belle ville en l’espace d’à peine un mois. Après le passage tant acclamé de Slipknot sur les Plaines d’Abraham, on accueillait aujourd’hui une formation britannique légendaire dans ce bâtiment sphérique qu’est le Centre Vidéotron : Iron Maiden. C’était un grand retour de la formation dans la vieille capitale après dernier un passage quelque peu critiqué en 2017.

Cette fois-ci, c’était pour la tournée Legacy of the Beast. Or, comme l’a expliqué Bruce Dickinson lui-même entre deux pièces : le but de cette tournée n’est pas de jouer des nouvelles pièces en exclusivité. La tournée s’appelle Legacy pour commémorer la carrière complète du groupe.

Mais c’est un groupe dont je n’ai entendu parler que deux ou trois fois qui assure la première partie d’Iron Maiden sur cette tournée mondiale. Y allant d’un métal assez générique et grand public, The Raven Age puisent vraisemblablement leurs inspirations d’un peu partout. Enchaînant des mélodies plutôt accrocheuses et parfois assez cheesy avec des breakdowns saturés et quelques (deux) blast beats, ils ne gagnent pas le cœur de la foule. Mis à part une dizaine d’enthousiastes à l’avant, personne ne semble porter grande attention ni apprécier particulièrement ce qui se passe sur scène. On peut même entendre le public discuter pendant les passages musicalement plus doux. C’est à se demander comment le groupe a eu ce contrat de première partie épique. J’ouvre donc Metal Archives sur mon téléphone et en moins de deux secondes, je remarque le nom de l’un des guitaristes du groupe : George Harris. Oui, le fils de Steve Harris, je l’ai confirmé en cliquant sur son nom et sa description en disait long : « Son of Steve Harris ». Mystère résolu. Leur musique est bonne, certes, mais il leur manque le petit oomph qui fait qu’on a envie d’en entendre plus.

THE RAVEN AGE

Puis après une bonne demi-heure d’attente, noir total. Un court-métrage en noir et blanc débute sur les écrans géants, puis l’introduction d’Aces High en saisit plus d’un. Pendant une seconde, tout le monde se demande si c’est une bande sonore ou si c’est le groupe qui joue dans le noir, mais dès la fin de l’introduction de la pièce, c’est clair : les éclairages allument tous en même temps, dévoilant les membres du groupe qui se pointent le bout du nez en continuant la pièce déjà entamée lors de la courte vidéo.

Derrière eux se trouve un décor assez original d’inspiration militaire. Le décor à gros budget comprend même un énorme avion qui se déplace au-dessus du groupe. Aurons-nous droit à un setlist de classiques ce soir ? Bruce Dickinson n’a pas encore expliqué le concept de la tournée mentionné plus haut, il vient d’arriver! Il l’explique en fait après le premier bloc de trois pièces : Aces HighWhere Eagles Dare et 2 Minutes to Midnight. C’était en effet une soirée à thématique, on va jouer ta chanson préférée. En plus de classiques tels que The TrooperThe Number of the BeastFear of the Dark et Flight of Icarus, le groupe a même l’audace d’interpréter deux pièces de l’époque Blaze Bayley : The Clansman et Sign of the Cross.

J’ai remarqué après les trois premières pièces que le décor était assez actif : quelques éléments changent au fur et à mesure que le spectacle avance, notamment les immenses affiches derrière le groupe qui changent à chaque pièce, présentant une image en lien avec ce qui est joué. On assiste d’ailleurs à un changement de décor complet vers la moitié du spectacle, qui passe de la jungle en pleine guerre à une cathédrale aux vitraux dépeignant leur mascotte Eddie dans ses formes classiques. Puis, alors qu’on croyait le décor complet, Sign of the Cross est entamée sous des feux d’artifice précisément synchronisés avec la musique et des jets de flammes. Bruce Dickinson utilise même un lance-flamme dans un costume plus tard dans la soirée.

C’était jour de fête, ce soir, alors que Bruce Dickinson, chanteur du groupe, fêtait son 61e anniversaire de naissance. Sa voix trahit bien son âge. Il a été sur la note du début à la fin du spectacle, n’escamotant que deux ou trois parties pour laisser le public chanter sans toutefois lui demander. Je dois avouer que la qualité de sa performance vocale m’a impressionnée; il chante toutes les notes avec une justesse incroyable jusqu’à la toute fin du spectacle sans pour autant ne laisser paraître aucun signe de fatigue, même minime. J’aurais espéré une chorale immense de la part du public présent lorsqu’il a mentionné son anniversaire (lui aussi, d’ailleurs), mais le Happy Birthday traditionnel a attendu la toute fin du spectacle, après la dernière pièce du rappel (en l’occurrence, Run to the Hills). Il aura même fallu la demande spéciale au micro de Nicko McBrain, batteur du groupe, pour que le public chante Happy Birthday à Bruce.

IRON MAIDEN

Setlist de Iron Maiden :
Aces High
Where Eagles Dare
2 Minutes to Midnight
The Clansman
The Trooper
Revelations
For the Greater Good of God
The Wicker Man
Sign of the Cross
Flight of Icarus
Fear of the Dark
The Number of the Beast
Iron Maiden

Encore:
The Evil That Men Do
Hallowed Be Thy Name
Run to the Hills

Vidéo : Bonne fête Bruce Dickinson !

https://www.facebook.com/watch/?v=726016577851149

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Marc Desgagné

Propriétaire MetalUniverse.net | Originaire du Saguenay | Ville actuelle, Québec (Canada)

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