Dans une nouvelle entrevue accordée à la station brésilienne 89 A Rádio Rock, le bassiste d’Opeth, Martin Mendez, a été interrogé sur ce que les fans peuvent attendre de la tournée latino-américaine du groupe, qui a débuté le 1er novembre à Santiago, au Chili. Et les nouvelles seront décevantes pour les fans.
Martin a répondu :
« Cette fois-ci, nous aurons notre propre spectacle. Il sera plus long que lors de notre dernière tournée en Amérique latine, où nous assurions la première partie d’excellents groupes. Ce sera donc un spectacle complet. Je suis vraiment enthousiaste. C’est la dernière série de concerts pour cet album. Après ça, nous prendrons une assez longue pause. Je suis donc très enthousiaste et j’ai hâte. »
Lorsqu’on lui a demandé si Opeth prenait cette longue pause pour « se reposer » ou si le groupe prévoyait travailler sur un nouvel album, Martin a répondu.
« Les deux. Je pense que nous devons d’abord nous reposer, puis récupérer, refaire le plein d’énergie et ensuite commencer à penser à de la nouvelle musique. Oui. »
La tournée latino-américaine d’Opeth se terminera le 11 novembre à Mexico.
Écouter l’entrevue avec 89 A Rádio Rock
En février dernier, le chanteur et guitariste d’Opeth, Mikael Åkerfeldt, avait confié à BLABBERMOUTH.NET qu’il n’aimait « pas particulièrement faire des tournées ».
« Il y a des aspects que j’aime. Les spectacles eux-mêmes sont le point culminant de la journée, je dirais. Mais quand on n’est pas dans le bon état d’esprit, ils peuvent aussi devenir une sorte de malédiction. Je lutte contre une insomnie liée aux tournées, à la nervosité. Pour une raison quelconque, je me mets beaucoup de pression, davantage maintenant qu’avant. L’insomnie me fait sentir assez chancelant et peu sûr de moi quand nous jouons. Une fois sur scène, les choses se passent à peu près comme d’habitude. Après quelques chansons, je me sens moins chancelant et, au bout d’un moment, j’arrive parfois à en profiter. »
Il a poursuivi.
« Pour moi, partir en tournée, c’est comme travailler dans une usine. Ça ne me semble pas “musical”. Nous cherchons à reproduire les versions enregistrées et à les jouer aussi parfaitement que possible. Bien sûr, nous n’y arrivons jamais. Nous sonnons bien. Je pense que le groupe n’a jamais aussi bien sonné. Je chante bien. Nous sommes bien rodés. Nous sommes meilleurs que jamais, mais je pense que, sur scène, nous poursuivons quand même un fantôme. Je n’ai pas nécessairement l’impression que c’est un travail créatif. C’est répéter quelque chose qu’on a fait, dans certains cas, il y a de nombreuses années.
Quand je suis dans ma bulle et que je me sens en confiance, j’aime ce genre d’interaction avec le public. Évidemment, ça me renverse complètement que les gens viennent nous voir, encore plus maintenant qu’avant. Ça va vraiment bien pour nous. Je me sens comme un sale ingrat de ne pas en profiter davantage, mais ça a toujours été comme ça pour moi. J’adore le travail créatif. Je veux vraiment que nous passions plus de temps à écrire de la musique plutôt qu’à rejouer de vieilles chansons. »
Lorsqu’on lui a demandé s’il avait toujours ressenti les choses ainsi, Mikael a expliqué.
« Comme beaucoup de gens qui ont un parcours semblable au mien, des musiciens ou des artistes, on veut “réussir”. À mes débuts en tournée, c’était exactement là où je voulais être. Je suis un bon à rien. Rien ne fonctionnait pour moi dans ma vie professionnelle avant ce groupe. Je voulais prouver aux sceptiques — essentiellement, à toute la société suédoise — qu’ils avaient tort de considérer comme un rêve irréalisable l’idée de jouer cette musique étrange, de trouver des gens qui l’aiment et de parcourir le monde. Ça semblait impossible.
Quand j’ai commencé à faire beaucoup de tournées, j’étais exactement là où je voulais être. Puis, je suppose que nous en avons un peu trop fait. L’attrait des tournées a perdu de son éclat. Après ça, c’est devenu quelque chose de normal pour moi. On fait un disque, puis on part en tournée mondiale. Ensuite, c’est devenu de moins en moins excitant. En même temps, j’ai développé ma musicalité, alors, de ce côté-là, j’ai toujours l’impression d’avoir de plus en plus à offrir. Je suis constamment interrompu par la perspective de partir en tournée et par les tournées elles-mêmes. »
The Last Will And Testament, le quatorzième album studio d’Opeth, est paru en novembre 2024 chez Reigning Phoenix Music et Moderbolaget. L’album a été écrit par Åkerfeldt, qui a échangé avec Klara Rönnqvist Fors (The Heard, ex-Crucified Barbara) au sujet des paroles.
The Last Will And Testament a été coproduit par Åkerfeldt et Stefan Boman (Ghost, The Hellacopters). La prise de son a été assurée par Boman, Joe Jones (Killing Joke, Robert Plant) et Opeth. Boman, Åkerfeldt et les autres membres d’Opeth ont effectué le mixage aux studios Atlantis et Hammerthorpe, à Stockholm.
Les arrangements de cordes ont été réalisés par Åkerfeldt et son collaborateur de longue date issu du rock progressif, Dave Stewart (Egg, Khan). Stewart a également dirigé leur enregistrement aux Angel Studios, à Londres.
L’artiste visuel Travis Smith était de retour pour signer sa onzième pochette pour le groupe, une « photographie » inquiétante rappelant la célèbre photo de l’hôtel Overlook dans le film de Stanley Kubrick. Miles Showell (ABBA, Queen) a également repris son rôle au mastering et à la gravure des laques pour le vinyle aux Abbey Road Studios, à Londres.
Åkerfeldt a déroulé le tapis rouge au célèbre flûtiste et leader de Jethro Tull, Ian Anderson. En plus de faire entendre son jeu caractéristique sur « §4 » et « §7 », Anderson assure la narration sur « §1 », « §2 », « §4 » et « §7 ».
À ses côtés, Joey Tempest, d’Europe, prête sa voix aux chœurs sur « §2 », tandis que la plus jeune fille d’Åkerfeldt, Mirjam Åkerfeldt, incarne la voix désincarnée entendue sur « §1 ».
The Last Will And Testament marque aussi les débuts discographiques du batteur Waltteri Väyrynen avec Opeth. Arrivé en 2022, il rejoint sur cet album les membres de longue date Mikael Åkerfeldt, le guitariste Fredrik Åkesson, le bassiste Martin Mendez et le claviériste Joakim Svalberg.
Source et transcription : Blabbermouth



















