Aujourd’hui, Thy Catafalque, le projet de Tamás Kátai, double lauréat d’un prix Fonogram, annonce son treizième album, XIII: Sárga erdő.
Sur XIII: Sárga erdő (Forêt jaune), Kátai erre à travers une époque ancienne dont les souvenirs sont incomplets, en adoptant une approche discrètement expansive. Le nouvel album de Thy Catafalque réunit plus de 30 collaborateurs, dont un chœur de 20 personnes et, pour la première fois dans l’histoire du projet, un batteur en studio.
Les éléments folk et classiques qui occupaient une place importante sur XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek, paru en 2024, sont toutefois utilisés ici avec plus de légèreté. Comme une forêt qui n’explique pas ses couleurs, l’album évolue à l’intérieur de l’auditeur jusqu’à ce qu’il lève les yeux et découvre qu’il se trouve quelque part de nouveau.
Regardez le vidéoclip du premier extrait, « Búcsú a piros madártól », sur la chaîne YouTube de Season of Mist.
XIII: Sárga erdő paraîtra le 20 novembre 2026 via Season of Mist.
Précommande
https://orcd.co/thycatafalquesargaerdo
Préenregistrement sur Spotify
https://orcd.co/thycatafalquesargaerdo

Liste des pièces:
1. Búcsú a piros madártól (06:04)
2. Ég-anyám, föld-apám (04:28)
3. Dunnák alatt kék mező (04:04)
4. Szitakötő (01:10)
5. Suhamló éji fák (05:04)
6. Puszta (04:58)
7. Sirató (03:58)
8. Cseremisz (04:05)
9. Sárga erdő (10:15)
10. Tömbök (04:59)
11. Kút vizén nap forog (04:06)
12. 87 tavasz, 87 ősz (10:52)
Formats disponibles :
- CD Mediabook
- Téléchargement numérique
- Double vinyle 12 pouces noir dans une pochette ouvrante
- Double vinyle 12 pouces coloré dans une pochette ouvrante – Marbré violet, noir et blanc
- Double vinyle 12 pouces coloré dans une pochette ouvrante – Winter Lake, éclaboussé bleu, cristal et noir
- Double vinyle 12 pouces coloré dans une pochette ouvrante – Yellow Forest, éclaboussé jaune, doré et noir
- Double vinyle 12 pouces rempli de feuilles dans une pochette ouvrante – Autumn Leaves, transparent cristal
- Double vinyle 12 pouces coloré dans une pochette ouvrante – Golden Sunset, effet rayonnant rouge et doré
Écrit et réalisé par Kátai, le premier extrait, « Búcsú a piros madártól » (Adieu à l’oiseau rouge), ouvre XIII: Sárga erdő sur une note de départ et de résignation. Une voix appelle quelque chose qui est déjà disparu, son écho étant englouti par le brouillard et la distance. Une batterie jouée en direct accompagne les voix superposées, le kamânche et la guitare principale, donnant à la chanson une force plus lourde et physique que son titre ne le laisse présager.
Kátai a lui-même tourné le vidéoclip de « Búcsú a piros madártól » dans les bois situés à dix minutes de marche de la maison familiale à Makó, en Hongrie. Situés près de la rivière Maros, ces bois sont ceux où le tout premier vidéoclip de Thy Catafalque a été filmé il y a 25 ans. Un autre vidéoclip y est déjà en préparation.
Dans la vidéo, des images captées lors des spectacles de Thy Catafalque au Brésil, en France et en Hongrie sont combinées à des animations artisanales et numériques, volontairement laissées dans un état brut.
« Je voulais conserver cet aspect, explique Kátai, parce qu’il apporte une touche plus personnelle. »
Photo : © Orsolya Karancz
Les forêts jaunes ne restent pas jaunes très longtemps. C’est l’image à laquelle Tamás Kátai revient constamment lorsqu’il parle du treizième album de THY CATAFALQUE, Sárga erdő. Le titre possède une traduction simple, mais révèle quelque chose de moins défini lorsqu’on s’y attarde davantage.
Selon Kátai, aucune histoire unique ne traverse les douze chansons de l’album. Il s’agit plutôt d’un sentiment : celui d’errer dans une forêt construite à partir d’une époque ancienne, à moitié oubliée et dont les couleurs commencent déjà à changer. Il s’agit de la prémisse la plus calme avec laquelle il a travaillé depuis plusieurs années, et peut-être même de la plus honnête à ce jour.
Thy Catafalque a été fondé en 1998 à Makó, dans le sud-est de la Hongrie, lorsque Kátai et un autre musicien nommé János Juhász ont créé un projet de black metal sans aucune intention de le présenter un jour sur scène.
Le nom lui-même — un catafalque étant l’estrade sur laquelle repose un cercueil pendant une cérémonie funéraire — indiquait la direction de l’atmosphère avant même qu’une seule note soit entendue. Un an plus tard, Sublunary Tragedies paraissait sur l’étiquette de Budapest KaOtic Productions. L’album utilisait abondamment le tremolo picking et possédait le caractère sombre d’une grande partie du metal européen de cette époque. Même à ce moment, certains indices étaient toutefois déjà perceptibles : ce projet n’allait jamais demeurer à l’intérieur des frontières du genre.
Il ne l’a pas fait. Microcosmos a suivi en 2001, adoptant une approche plus aventureuse que le premier album. Lorsque KaOtic a cessé ses activités, Kátai a lancé lui-même Tűnő Idő Tárlat en 2004 plutôt que d’attendre qu’une autre étiquette comprenne sa démarche.
C’est au cours de ces années que le projet a découvert ce qu’il était réellement : non pas du black metal accompagné de détours, mais quelque chose qui se rapprochait davantage de l’imagination d’un seul auteur-compositeur refusant d’être classé dans une catégorie précise.
La signature d’un contrat avec l’étiquette avant-gardiste Epidemie Records en 2009 a permis à cette imagination de trouver son premier véritable public. Róka Hasa Rádió est devenu l’album qui a fait connaître Thy Catafalque et a introduit une voix qui allait revenir régulièrement au cours des décennies suivantes : celle d’Attila Bakos, dont le chant clair apparaît toujours sur les albums de Kátai plus de 15 ans plus tard, notamment sur XII.
Le véritable tournant est toutefois survenu en 2011 avec Rengeteg, le premier album entièrement écrit et enregistré par Kátai, ainsi que son premier pour Season of Mist. À partir de ce moment, Thy Catafalque ne constituait plus un groupe au sens traditionnel. Il s’agissait de la vision de Kátai, exécutée avec l’aide des personnes nécessaires pour lui donner vie. Ce modèle allait éventuellement réunir 20, 30 et parfois près de 36 collaborateurs sur un même album.
Sgùrr, Meta et Geometria ont poursuivi ce modèle pendant la deuxième moitié des années 2010, chaque album poussant davantage le mélange des genres. Le prog, la musique électronique, le jazz et la musique traditionnelle hongroise ont tous été intégrés à des albums que les critiques avaient de plus en plus de difficulté à catégoriser, avant de finalement cesser d’essayer.
Lorsque Naiv est paru en 2020, Thy Catafalque était devenu l’une des exportations musicales les plus singulières de la Hongrie. L’industrie musicale du pays a officiellement reconnu cette réputation l’année suivante : Vadak, lancé en 2021, a remporté le prix Fonogram — l’équivalent hongrois d’un Grammy — dans la catégorie du meilleur album hard rock ou metal.
Cette même année, un autre changement s’est produit. Pour la première fois en plus de deux décennies d’existence exclusivement comme projet studio, Thy Catafalque s’est produit sur scène. Cette prestation unique au festival Fekete Zaj réunissait 26 musiciens et a ensuite été lancée sous la forme de l’album en spectacle Mezolit. Le projet qui n’avait jamais eu l’intention de quitter le studio venait de prouver qu’il pouvait occuper une scène.
Il continue depuis à démontrer l’efficacité de cette formule. Alföld, paru en 2023, a permis à Thy Catafalque de remporter un deuxième prix Fonogram et de renouer avec les sonorités plus lourdes et terre à terre des premières années du projet.
XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek a suivi en 2024. Il s’agissait du premier album de Kátai réalisé avec un producteur externe, Gábor Vári, un collaborateur de longue date en spectacle qui a pris place derrière la console afin de contribuer à façonner un disque que New Noise a qualifié de « célébration du pouvoir de la musique » dans une critique lui accordant cinq étoiles.
En 2025, Thy Catafalque a effectué ses premières apparitions au Hellfest, au Rockstadt Extreme et à Alcatraz, en plus de présenter ses premiers spectacles en Amérique latine. Une deuxième tournée européenne en tête d’affiche, commencée au Dürer Kert de Budapest en mars 2026, a permis au projet de poursuivre sur cette lancée jusqu’au nouveau cycle entourant l’album.
Sárga erdő, qui paraîtra cet automne via Season of Mist, a été enregistré dans différents endroits ainsi qu’au Miracle Sound Szeged, avec Gábor Vári de nouveau responsable de la prise de son, du mixage et du matriçage.
L’album marque une autre première pour le projet : pour la première fois dans l’histoire de Thy Catafalque, les parties de batterie sont jouées par un véritable batteur plutôt que programmées. Trente-quatre musiciens et chanteurs participent au disque, en plus d’un chœur masculin de 20 voix.
Les textures folk et classiques qui occupaient une place importante sur XII — sitar, kamânche, cithare et cordes — sont utilisées ici avec plus de retenue et choisies avec davantage de précision pour les passages qui les nécessitent.
Aucune histoire commune ne relie les douze chansons. Seul demeure ce même sentiment d’errer à travers une époque ancienne dont les souvenirs sont incomplets. Une forêt n’explique pas ses couleurs : elle continue simplement de les transformer jusqu’à ce que vous leviez les yeux et constatiez que vous vous trouvez quelque part de nouveau.
Formation :
Tamás Kátai — Guitare, basse, claviers et chant
Crédits de production :
Enregistré dans différents endroits ainsi qu’au Miracle Sound Szeged, à Szeged, en Hongrie.
Réalisé par Tamás Kátai. Prise de son, mixage et matriçage par Gábor Vári (Miracle Sound Szeged).
Genre: Avant-Garde Metal
FFO: Ihsahn, Dødheimsgard, Muzsikás, Solefald, Sebő Ensemble
Illustration de la pochette :
Tamás Kátai
Photographies :
© Laszlo Horvath — Illustration de l’album
© Orsolya Karancz — Photos de Tamás
© Katalin Hunyás — Photos du groupe en spectacle
Musiciens invités :
Martina Veronika Horváth — Chant (9, 12)
Ivett Dudás — Chant (3, 10, 11)
Gábor Dudás — Chant (2, 5, 11, 12)
Bálint Bokodi — Chant (1, 8, 9)
Annamari Oláh — Chant (6)
Lambert Lédeczy — Chant (6)
Gergely Balla — Chant (7)
Gábor Veres — Chant (10)
Antal Cseh — Voix de basse et de baryton (12)
The Male Choir of Tiszaföldvár — Chœur (8)
Anikó Für — Texte récité (5)
Árpád Szenti — Batterie et percussions
Krisztián Varga — Guitare principale (1, 5, 6, 9, 10)
Zoltán Vigh — Guitare principale (10)
Breno Machado — Guitare principale (12)
Daniele Belli — Guitare classique (12)
Anikó Barna — Cithare et koboz (8)
Chithrinie Nirupama — Sitar (4)
Peter Voronov — Violon (5)
Maria Grigoryeva — Violon (5)
Victor Morales — Violon et piano (9)
Oleg Bezuglov — Violon (12)
Michaela Lilla Bos — Violoncelle (9)
Francesco Pisciotta — Arrangements de cordes (11)
Noam Dayan — Kamânche (1)
Dmitry Karev — Accordéon (8)
Dario Cei — Flûte (8, 10)
Brandon Wilkins — Basson et flûte alto (2)
Dan Rowland — Hautbois d’amour (7)
Kelly O’Donohue — Trompette, trombone et bugle (9, 11, 12)
Michele Fortunato — Trombone (12)
Patricio Böttcher — Saxophone alto (3)
Efim Braylovskiy — Saxophone alto (9)
Ibrahim Danbaba — Saxophone (11)
Site: https://www.thy-catafalque.hu/
Bandcamp: https://thycatafalque.bandcamp.com/
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