Spectacle: Le 17 Janvier 2026 au CEM de Chicoutimi
Organisateur: CEM
Photos: Mathieu Girard
Compte-rendu: Mathieu Girard

[Critique du spectacle]
On commence l’année avec une soirée pas pour les doux. Pustulence nous ouvre le bal (avec leur première prestation à la maison), suivi par d’autres fiers Saguenéens : Acetone. Tout ça pour mettre en place la visite de la grande ville, Zero State.
Pustulence
La soirée commence de façon brutale, vite, forte et violente avec Pustulence. Les 3 membres sont tellement différents, on dirait un hommage à une célèbre série de science-fiction comportant 2 mondes : Simon Tremblay (voix/basse) : coupe clean, en noir, stretchs dans les oreilles ; Guillaume Corneau (chant/guitare) sort d’un voyage difficile dans les années 80, chemise fleurie, bretelles, fu manchu légendaire, lunettes de soleil et… body fishnet (oui oui, complet) ; et Alexandre Proulx, le mind flayer aux drums, en arrière-plan, inquiétant mais dominant.
J’ai beaucoup accroché sur le son de la basse, omniprésente, qui perdurait après les chansons (très courtes, caractéristiques du grind) et qui faisait le lien entre les pièces. On a bien ri d’entendre la toune sur les filets de porc (sujet très peu exploité dans la communauté artistique). Leur énergie a starté le pit très tôt dans la soirée, ce qui est toujours très prometteur pour la suite.
PUSTULENCE




Acetone
2e fois que je vois ce groupe, dont les 2 guitaristes (Dave et Vladimir Jobin) sont de la même famille. Une nouveauté, Stéphane Beaulieu a joint récemment le groupe et ajoute une basse efficace qui vient lier la sauce. Et derrière, la présence forte de Michel Gagné Bouchard confirme le tout : on a affaire à d’excellents musiciens, qui laissent beaucoup de place aux instruments dans leurs pièces. Et c’est quelque chose qui vient vraiment me chercher.
Savoureux mélanges de tonalités lentes et rapides, brutalité et calme, on a droit à toute une démonstration de talent. Ils ont un son captivant qui vient nous hypnotiser et nous prendre par la main tout le long de leur prestation. Au vocal, Dave est discret, mais justement, cela devient un 5e instrument, qui se mélange parfaitement aux autres. On a eu droit à une présentation parfaite et émotive des autres membres, et la foule a très bien réagi, un sans-faute encore une fois pour eux.
ACETONE





Zero State
Maintenant, place aux 5 fous de Zero State ! Des bêtes de scène, on sent l’intensité monter de quelques crans ! J’étais à mon endroit de prédilection, c’est-à-dire en périphérie du pit, et j’ai dû garder un œil (voire les 2) pour ne pas être emporté… j’ai donc moins été concentré sur leur performance, mais je l’ai plus vécue en énergie qu’en mots. C’est peut-être la meilleure façon de les décrire, peu importe comment vous voulez assister à leur performance, ce sera à 150 %… J’ai même participé au WOOOOLL OFFF DESSSS !
Bel effort apprécié du nouveau chanteur Zach Dean, qui a présenté le groupe et la plupart des chansons en français. J’ai vraiment aussi adoré l’infernal bass drum et leur sonorité percutante. En bref, solide show !
Je m’attendais à une petite foule, mais je suis agréablement surpris, le CEM a réussi son pari de faire une soirée en mi-janvier pour les vrais. La seule raison acceptable d’avoir manqué cette soirée, c’est que c’était la fête de votre maman (bonne fête Sonia !).
2026, mes résolutions : des shows, des shows, des shows ! Et c’est bien parti !
ZERO STATE






























