Spectacle: Le 20 février 2026 à la Source de la Martinière de Québec
Organisateur: District 7 Production
Photographe: Julie Voyer
Compte-rendu: Sylvain Carrier

[Photographe | Compte-rendu]
[ IG: show_tripping ]

[Critique du spectacle]
Arkona / Malphas / Trollwar
20 février 2026
La Source de la Martinière
Frisquet vendredi soir dans la Vieille Capitale; parfait pour une soirée de pagan, de folk et de black metal! Habituée de la Vieille Capitale mais absente du portrait occidental en raison de la situation géopolitique actuelle, la formation russe Arkona est de passage en ville, flanquée de Malphas et de nos fidèles métalleux de Trollwar. Voici un compte rendu détaillé de la soirée.
C’est la formation québécoise Trollwar qui a le mandat de réchauffer la foule pour débuter les hostilités. Jonglant à merveille d’un style à l’autre, mélangeant death, black et folk, Trollwar comprend parfaitement comment conquérir une salle déjà survoltée. Avec un maquillage de guerre bien visible, tous les membres du groupe donnent tout ce qu’ils ont, fidèles à leur habitude. Ayant fait la première partie d’Ensiferum il y a quelques mois déjà, Trollwar comprend comment conquérir les foules et quelles pièces jouer pour délier les tignasses des plus puristes. Ainsi, durant 30 minutes tapantes, nos Québécois présentent une performance solide (comme d’habitude!) et surtout, mettent encore une fois la table pour des pointures internationales. Rien à redire, Trollwar, c’est du bonbon local!
TROLLWAR

























Malphas suit ensuite, avec un black metal mélodique qui frôle parfois le death metal. On se rapproche en fait d’Arkona, les mélodies étant pesantes, parfois enivrantes. Le groupe est plutôt statique sur scène, ce qui se reflète dans l’ambiance au parterre. Par contre, plus la prestation progresse, plus la foule embarque. Le black metal est définitivement mis de l’avant durant le setlist des Américains, ce qui conviendra à certains, puis un peu moins à d’autres. Toujours est-il que Malphas laisse une belle carte de visite et qu’on ne se surprendra pas de les revoir sous peu en sol québécois!
MALPHAS












Après une dizaine de minutes de musique folklorique résonnant dans la salle, Arkona embarque enfin sur scène. Masha Scream, figure de proue incontestée du groupe, est évidemment mise de l’avant dès les premières minutes de Kob. Bien plus mobiles que ceux de la formation précédente, les membres de la bande russe interagissent du mieux qu’ils le peuvent sur la petite scène qui leur est réservée. Tout au long de la prestation, on a l’impression d’assister à un rituel païen, à une cérémonie quelconque. Masha change de voix comme elle change de bas (probablement), passant de vocals clean, à black, et même à des touches thrash par moment. Unique en son genre, envoûtante, sa voix résonne et hante la salle, qui en demande toujours plus. À l’arrière, on perd beaucoup des voix plus claires, particulièrement durant la première partie de la prestation du groupe. Un mosh pit est formé dès le départ et ne s’arrêtera que très peu, pour que les belligérants reprennent leur souffle pour recommencer leur manège de plus belle. Durant un peu plus d’une heure, Arkona nous propose une dizaine de morceaux planants, mais aussi agressifs et intenses à la fois.
Visite attendue depuis plusieurs années que celle d’Arkona, couronnée de succès par des musiciens extrêmement efficaces, une chanteuse unique et une foule rapidement conquise. Seule ombre au tableau, que nous répétons de plus en plus souvent dans nos chroniques : où sont les amateurs de métal? Les salles à moitié vides deviennent monnaie courante et c’est franchement dommage; nous avions une scène locale si vivante auparavant! Inquiétant…
Maintenant : on se voit à Megadeth?
ARKONA















ENGLISH version
Arkona / Malphas / Trollwar
February 20, 2026
La Source de la Martinière
A chilly Friday night in the Vieille Capitale, perfect for an evening of pagan, folk, and black metal! A familiar presence in the Vieille Capitale but absent from the Western scene due to the current geopolitical situation, the Russian band Arkona stopped in town, joined by Malphas and our loyal local metal warriors Trollwar. Here is a detailed recap of the evening.
It is the Quebec band Trollwar that is tasked with warming up the crowd to kick off the hostilities. Brilliantly juggling from one style to another, blending death, black, and folk, Trollwar perfectly understands how to conquer an already fired-up venue. With clearly visible war paint, all members of the band give everything they have, true to their reputation. Having opened for Ensiferum a few months ago, Trollwar knows exactly how to win over crowds and which songs to play to unleash the headbanging of even the most purist fans. Thus, over 30 hard-hitting minutes, our Quebecers deliver a solid performance (as usual!) and, above all, once again set the table for international heavyweights. Nothing to complain about, Trollwar is pure local candy.
Malphas follows with melodic black metal that at times flirts with death metal. In fact, it brings us closer to Arkona, with heavy, sometimes intoxicating melodies. The band remains fairly static on stage, which is reflected in the atmosphere on the floor. However, the longer the performance goes on, the more the crowd gets into it. Black metal is clearly put forward throughout the Americans’ setlist, which will suit some and less so others. Still, Malphas leaves a strong calling card, and it would not be surprising to see them return to Quebec soil in the near future.
After about ten minutes of folk music echoing through the venue, Arkona finally takes the stage. Masha Scream, the group’s undeniable figurehead, is naturally brought to the forefront from the very first minutes of Kob. Far more mobile than the previous band, the members of the Russian outfit interact as best they can on the small stage allotted to them. Throughout the performance, it feels like witnessing a pagan ritual, some sort of ceremony. Masha changes her voice as often as she changes socks (probably), shifting from clean vocals to black metal and even throwing in thrash touches at times. Unique and spellbinding, her voice resonates and haunts the room, which keeps asking for more. Toward the back, much of the cleaner vocals are lost, especially during the first part of the band’s set. A mosh pit forms right from the start and barely stops, only long enough for the combatants to catch their breath before starting their mayhem all over again. For just over an hour, Arkona delivers about ten soaring tracks that are also aggressive and intense at the same time.
A visit long awaited for several years, that of Arkona is crowned with success thanks to extremely effective musicians, a unique singer, and a crowd quickly won over. The only dark cloud on the horizon, which we repeat more and more often in our columns: where are the metal fans? Half-empty venues are becoming increasingly common, and it is frankly disappointing; our local scene used to be so vibrant! Concerning… Now then, see you at Megadeth?






















