26:03:11 – Live / Big Wreck / The Damn Truth (Québec)

Spectacle: Le 11 mars 2026 au Centre Vidéotron de Québec
OrganisateurGestev
Photographe: François Morisset
Compte-rendu: Sylvain Carrier (Big Wreck et Live)
Compte-rendu: François Morisset (The Damn Truth)

PAR FRANÇOIS MORISSET
[Photographe]
[M7 Photographie]
PAR SYLVAIN CARRIER
[Critique du spectacle]

Live / Big Wreck / The Damn Truth
11 mars 2026
Centre Vidéotron

Soirée toute en rock nostalgique en ce verglaçant mercredi soir, alors que Live était de passage à Québec en compagnie de Big Wreck et The Damn Truth. La route est périlleuse, alors il faut s’attendre à une foule éparse, plusieurs amateurs en périphérie de la Capitale-Nationale ayant déjà manifesté leur absence en grande pompe sur les réseaux sociaux. Au parterre, des sièges sont installés pour les amateurs… j’ai-tu 70 ans, coudonc? Pour Journey le lendemain on peut comprendre, mais Live? Ouch, ça fait mal à l’orgueil. Voici le compte-rendu de la soirée!

THE DAMN TRUTH

L’excellent groupe québécois The Damn Truth avait une occasion en or de faire découvrir son rock n roll très influencé par les années 70. Un mot, WOW! Lee-la Baum, quelle voix incroyable, à la Janis Joplin. Elle maîtrise la scène et nous tient dans ses mains. Ajoutez les riffs accrocheurs de Tom Shemer, sur les rythmes du batteur Dave Traina et de la basse de PY Letellier, et je vous dis, vous avez ici un voyage dans les plus beaux spots du rock n roll.

Ils seront de retour à Québec le 9 mai. Ne manquez pas la chance de les voir!

(ndlr: François Morisset a écrit le paragraphe sur The Damn Truth, tandis que Sylvain Carrier a écrit l’introduction et ceux sur Big Wreck et Live.)

THE DAMN TRUTH

La température extérieure étant exécrable, je manque une bonne partie de la prestation de The Damn Truth. Toutes mes excuses, parfois les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons… Par contre, force est de constater malgré la météo « critique » annoncée (hum), la foule répond de belle façon et les amateurs sont nombreux. Big Wreck offre d’emblée une prestation énergique, parfois même pesante. Au départ, le chanteur Ian Thornley semble parfois perdre sa voix, et à d’autres moments, il est extrêmement efficace. Plus la prestation avance, plus le groupe semble se sentir à l’aise sur scène. Les Américains proposent un rock radiophonique assez standard, sans artifice, mais qui s’écoute bien. Les musiciens sur scène font le travail, sans pour autant se démener pour animer la foule. Petit malaise quand le chanteur lance son guitariste sous le bus, prétendant qu’il connaît bien le français. Ce dernier ne fait que répondre qu’il ne parle pas non plus français, avant d’entamer la pièce suivante. On se serait passé de cette tentative humoristique qui a d’ailleurs convaincu bien des fans d’aller faire leur p’tit pipi et d’aller chercher leur prochaine consommation. Par contre, on ne peut reprocher au groupe d’offrir un rock sympathique, efficace, qui nous réchauffe compte tenu du déplacement ardu. La fin du spectacle est plus soporifique, les pièces étant constituées de ballades plus ou moins agréables qui ne réussissent pas forcément à animer la foule. Certains m’ont témoigné avoir beaucoup aimé la prestation, alors tant mieux si des amateurs y ont trouvé leur compte. Une chose est sûre, c’est pour la suite des choses que la très, très large majorité est présente!

BIG WRECK

Live

Le premier spectacle à vie de votre humble serviteur remonte à il y a un peu plus de 25 ans, alors que la formation américaine Live visitait le bon vieux Colisée pour la tournée de leur plus récent opus, The Distance to Here. L’eau a coulé sous les ponts depuis, le groupe ayant été brassé dans tous les sens autant légalement qu’au niveau de la composition de ses membres. Mais nous voici en 2026, Ed Kowalczyk poursuivant sa route malgré des ennuis juridiques avec les anciens membres du groupe.

Les premières notes jouées derrière le grand drap cachant la scène sont celles d’Operation Spirit (The Tyranny of Tradition), annonçant les couleurs d’une soirée honorant plusieurs décennies de carrière chez la bande américaine. Pour une raison obscure, Kowalczyk y va de variations vocales un brin exagérées qui viennent teinter la qualité de la pièce. Il n’en demeure pas moins que la foule est réactive et profite du moment, s’étant déplacée dans des intempéries importantes après tout. Selling the Drama suit ensuite, toujours aussi belle, entonnée en chœur par les amateurs sans aucune retenue. Durant la présentation de Freaks, ensuite, la voix de Kowalczyk casse un peu, et il le sait, hochant la tête à deux reprises en forçant ses notes. La pièce est d’ailleurs moyennement réussie, le chanteur variant encore une fois tellement les paroles et l’air qu’on en perd carrément le sens. La suite est nettement mieux par contre : le classique All Over You soulève les fans de leur siège, les gardant debout pour Pain Lies on the Riverside et The Beauty of Gray.

Après Run to The Water, toujours aussi jolie et touchante, The Dolphin’s Cry suit, avec son refrain enivrant qui ne manque jamais la cible. Une nouvelle pièce est proposée, Leave The Radio On, mais étant évidemment inconnue du public, elle est un peu « flat » et ne réussit pas à convaincre. Live propose une version acoustique de Heaven, qui fonctionne plutôt bien, puis ose Horse, pièce « secrète » de l’album Throwing Copper. Drôle d’idée, et l’exécution l’est tout autant. Overcome viendra ensuite racheter le tout, avec un Kowalczyk qui donne tout ce qu’il lui reste de voix. Magnifique! Après Rattlesnake, sans histoire, on nous offre le plat de résistance de Secret Samadhi, Lakini’s Juice. De loin le morceau radiophonique le plus pesant de Live, facile de convaincre la foule d’embarquer. Malgré les étranges envolées lyriques de Kowalczyk (oui, encore), la pièce soulève les fans qui en demandent encore.

En rappel, on a droit à Turn My Head, exécutée à la perfection, puis à I Alone, encore une fois très efficace. Sans surprise, Lightning Crashes clôt la performance, hit intemporel, gorgé d’émotions et qui ne rate jamais la cible. C’est donc une soirée fort plaisante que l’on a vécue encore une fois au Centre Vidéotron. Le son était absolument parfait, comme d’habitude, et l’ambiance était agréable comme les fans ont l’habitude de la rendre. Malgré quelques parties improvisées et chaotiques, on peut tout de même affirmer que la nostalgie l’a emportée et que tous auront un p’tit peu de difficulté à s’exprimer demain, ayant hurlé les paroles d’autant de classiques!

LIVE

Setlist Live

  1. Operation Spirit (The Tyranny of Tradition)
  2. Selling the Drama
  3. Freaks
  4. All Over You
  5. Pain Lies on the Riverside
  6. The Beauty of Gray
  7. Run to the Water
  8. The Dolphin’s Cry
  9. Leave the Radio On
  10. Heaven
  11. Horse
  12. Overcome
  13. Rattlesnake
  14. Lakini’s Juice
  15. Turn My Head
  16. I Alone
  17. Lightning Crashes

Setlist Big Wreck

  1. The Oaf
  2. Locomotive
  3. Bombs Away
  4. Come Again (Thornley cover)
  5. Dog With a Gun
  6. Albatross
  7. Believer
  8. Blown Wide Open
  9. That Song

Setlist The Damn Truth

  1. Be Somebody
  2. Love Outta Luck
  3. The Willow
  4. This Is Who We Are Now
  5. All Night Long
  6. Tomorrow

ENGLISH version

Live / Big Wreck / The Damn Truth
March 11, 2026
Centre Vidéotron

A night full of nostalgic rock took place on this freezing Wednesday evening as Live stopped in Quebec City with Big Wreck and The Damn Truth. The roads were treacherous, so it was expected that the crowd might be a bit scattered, with several fans from outside the Capitale-Nationale already announcing their absence in great numbers on social media. On the floor, seats had even been installed for the audience… what am I, 70 years old? For Journey the next night, it might make sense, but Live? Ouch, that hurts the pride. Here is the recap of the evening!

With the terrible weather outside, I missed a good portion of The Damn Truth’s performance. My apologies, sometimes things do not go as planned… However, despite the “critical” weather forecast (hum), the crowd responded quite well and many fans still showed up. Big Wreck immediately delivered an energetic performance, sometimes even heavy. At first, singer Ian Thornley seemed to lose his voice at times, and at other moments he was extremely effective. As the set progressed, the band appeared more comfortable on stage. The Canadians delivered fairly standard radio-friendly rock, without much flash, but still pleasant to listen to. The musicians did their job on stage without necessarily going all out to animate the crowd. An awkward moment happened when the singer threw his guitarist under the bus, claiming he spoke French well. The guitarist simply replied that he also does not speak French before starting the next song. We could have done without this attempt at humor, which convinced quite a few fans to go take a quick bathroom break or grab their next drink. That said, the band still delivered pleasant and effective rock that warmed us up despite the difficult trip to get there. The end of the set was more soporific, with several ballads that did not necessarily manage to energize the crowd. Some people told me they really enjoyed the performance, so good for them if fans found what they were looking for. One thing is certain: the vast majority of the audience was there for what came next.

Live

The first concert I ever attended was a little over 25 years ago, when the American band Live visited the good old Colisée in Quebec City for the tour supporting their album The Distance to Here. A lot of water has passed under the bridge since then, with the band going through numerous legal issues and lineup changes. Yet here we are in 2026, with Ed Kowalczyk continuing the journey despite legal disputes with former band members.

The first notes played behind the large curtain hiding the stage were those of Operation Spirit (The Tyranny of Tradition), setting the tone for a night celebrating several decades of the American band’s career. For some obscure reason, Kowalczyk opted for slightly exaggerated vocal variations that affected the quality of the song. Nevertheless, the crowd reacted positively and enjoyed the moment, after all they had braved serious weather to be there. Selling the Drama followed, still just as beautiful, sung loudly by the audience without hesitation. During Freaks, Kowalczyk’s voice cracked slightly, and he clearly knew it, nodding his head twice while forcing certain notes. The song was moderately successful, as the singer once again altered the lyrics and melody so much that the meaning was somewhat lost. The next part was much better: the classic All Over You got fans out of their seats, keeping them standing for Pain Lies on the Riverside and The Beauty of Gray.

After Run to the Water, still as beautiful and touching as ever, The Dolphin’s Cry followed with its captivating chorus that never misses the mark. A new song, Leave the Radio On, was introduced, but being unfamiliar to the audience, it felt a bit flat and failed to convince. Live then performed an acoustic version of Heaven, which worked quite well, followed by Horse, a “secret” track from the album Throwing Copper. A strange choice, and the execution felt just as unusual. Overcome redeemed the moment, with Kowalczyk giving everything he had left vocally. Magnificent! After the uneventful Rattlesnake, we were served the highlight from Secret Samadhi, Lakini’s Juice. By far the heaviest radio hit from Live, it was easy to get the crowd fully involved. Despite Kowalczyk’s strange lyrical improvisations (yes, again), the song lifted the audience, who clearly wanted more.

For the encore, we were treated to Turn My Head, performed perfectly, followed by I Alone, once again extremely effective. Unsurprisingly, Lightning Crashes closed the performance, a timeless hit filled with emotion that never fails to connect. In the end, it was a very enjoyable night once again at the Centre Vidéotron. The sound was absolutely perfect, as usual, and the atmosphere was great, just as fans tend to make it. Despite a few improvised and chaotic moments, we can still say nostalgia won the night, and many people will probably have a bit of trouble speaking tomorrow after shouting the lyrics to so many classics.

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Marc Desgagné

Propriétaire MetalUniverse.net | Originaire du Saguenay | Ville actuelle, Québec (Canada)

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