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 Groupe: Arkona
 Album: Ot Serdtsa K Nebu (2008)
Note:
9.5/10
Style : Folk Metal

Compagnie : Napalm Records

Format : CD

Liste des pistes :

01. Prologue
02. Pokrovy Nebesnogo Starca
03. Slavsya Kupala!
04. Ot Serdtsa K Nebu
05. Oj, Pečal'-Toska
06. Gutsulka
07. Strela
08. Nad Propast'ju Let
09. Slav'sja, Rus' !
10. Kupala I Kostroma
11. Tsygular
12. Sva
13. Katitsia Kolo
14. Epilogue

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 Auteur : Karyn Bellamy-Dagneau
 
Karyn Bellamy-Dagneau
Finalement, c'est le quatrième album d'Arkona, Ot Serdtsa K Nebu (From Heart to the Sky) qui rejoint nos berges grâce à Napalm Records. Je dis finalement, car, si le groupe sonne très peu familier aux métaleux de tous les genres, ceux adeptes de pagan, de folk et de viking, eux, connaissent ou en on entendu parler. Arkona consiste en fait d'un quintette originaire de Russie, formé depuis 2002 et qui, album après album, ne font que raffiner leur style au point de perfection. La musique et les chants ont une qualité que l'on entend rarement dans la musique de nos jours. C'est que la composition des pièces ici se fait dans un esprit traditionnel folklorique slave – assez loin donc de la culture musicale plus occidentale (j'y inclus aussi le métal). En fin de compte, l'auditeur peut s'attendre à de l'originalité et de la diversité s'il n'était pas déjà adepte de musique du monde slave, mais peu importe : Ot Serdtsa K Nebu vaut le détour, et voici pourquoi.

L'album est composé de quatorze morceaux, douze si on ne considère pas le premier ni le dernier qui sont astucieusement nommés « Prologue » et « Epilogue ». La durée totale est de 63 minutes qui s'écoulent toujours trop vite. Les cinq membres du groupe sont la « frontwoman » Masha "Scream", Alexei "Lesiar" Agafonov aux chants et à la guitare, Sergei "Lazar" à la guitare aussi, Ruslan "Kniaz" à la basse et Vlad "Artist" aux synthés et aux drums. Si vous n'avez jamais encore entendu Masha chanter, n'allez pas vous préfigurer une autre Angela Gossow (Arch Enemy), ce serait une erreur. La chanteuse d'Arkona possède une voix beaucoup plus variée et intéressante que cette dernière (sans pour autant lui enlever ses qualités et cela selon mon humble avis). Le meilleur morceau pour illustrer mon assertion serait l'avant-dernier titre de l'album, « Katitsia Kolo » (Rolling Wheel). À travers ses six minutes huit, on passe d'un discours mi-chuchoté mi-prophétisé à un chant rauque inhospitalier à la sonorité vraiment unique et avec quelques nuances, au chant de chorale « clean » tout aussi intéressant, à un autre type de chant que je ne peux que décrire que comme étant folklorique slave… Sa voix clean est profonde et magnifique tout autant que sa contrepartie est glaciale et déchirante. Ces nuances se retrouvent toutes à travers l'album, mais pas autant que dans ce morceau. Quant à l'aspect musical, les quatre autres membres n'ont pas de bien grand défi comme des solos à n'en plus finir ou des suites d'harmoniques qui, en fait, ne siéent pas au type de musique. La cohésion du groupe est serrée et fonctionne comme une machine bien huilée, il n'y a aucune plainte de ce côté-là.

Le premier et le dernier morceau sont très semblables en essence, l'atmosphère s'installe comme une brume épaisse dans une nuit sans lune, un peu étrange, attirant, définitivement mystique. « Pokrovy Nebesnogo Starca » (the Patronage of the heavenly Old Man) commence avec des guitares menaçantes et ce que j'imaginais très bien avant de le voir dans leur vidéoclip : une horde de guerriers en armure et brandissant haches et épées. Masha embarque avec sa voix particulièrement agressive, mais bientôt ce qu'on aurait cru un album de death moyen prend ses vraies couleurs païennes avec le ralentissement temporaire du rythme et l'ajout d'un accordéon. L'effet est excellent, mais on en veut encore : « Slavsya Kupala! » s'empresse de nous satisfaire. Aux premiers abords, l'approche est moins directe et agressive que le morceau précédent, mais la pièce est bien rythmée et consiste du genre de chant folklorique slave que j'ai décrit plus tôt. Nonobstant ce chant intermittent et non défini, c'est une pièce instrumentale.

La chanson titre débute ensuite en flûtes qui s'interrompent pour le chant « clean » de la chanteuse. La musicalité du morceau est totalement délicieuse et entraînante, le rythme variant selon le style de chant : « clean » est plus lent, et on aura deviné pour l'autre.

« Oj, Pečal'-Toska » (Oi, Sorrow-Anguish) est complètement différent de ce qui a joué jusqu'à maintenant. Le rythme est beaucoup plus lent, plus modeste, tout comme le chant en chorale « clean » qui fait la véritable beauté de ces cinq minutes trente-trois. À leur terme, « Gutsulka » prépare déjà une atmosphère plus enjouée et joyeuse avec ses airs typiquement traditionnels. Il y aura encore une autre pièce instrumentale folklorique, « Tsygular » qui, personnellement, me fait imaginer l'infinie steppe du plus grand pays au monde sous un soleil dorant les blés.

« Strela » (The Arrow), malgré son ajout de guitares électriques, basse et batterie à l'accordéon et aux tambours traditionnels, est aussi une chanson folklorique, plus précisément une chanson chantée en chœur lors de funérailles; celles-ci ont tendance à changer dans les détails d'un clan à l'autre, mais Arkona nous offre ici l'essentiel de cet air. Le résultat en est saisissant et beau malgré qu'un peu dense.

« Nad Propast'ju Let » (Under the abyss of the Years) est la chanson la plus longue de l'album et on y retrouve ce qu'on retrouve toujours au moins une fois dans tous les groupes du genre : la plainte de loups. Immédiatement, les guitares, basse et batterie embarquent dans une foulée bien rapide et incisive que complète une voix rauque. Le tout changera du tout au tout au milieu de la pièce pour ne reprendre que de plus belle peu après. L'usage de synthétiseurs ici est très complémentaire bien qu'elle me laisse perplexe : j'ai plutôt hâte au prochain morceau « Slav'sja, Rus' ! » (Glory to the Russia!), une chanson très folklorique, comme le laisse présager le titre, et parfaite en tout point. Un vidéoclip sera disponible bientôt alors que des extraits et des photos sont déjà à notre vue. Le chant « clean » est chaleureux et s'y entremêle la chorale. Le seul défaut que je trouve à ce neuvième titre est la courte durée de ses quatre minutes seize.

« Kupala I Kostroma », une autre chanson traditionnelle, est probablement la plus entraînante de tout l'album. Simple en essence elle est tout de même fort satisfaisante et promet une belle atmosphère en spectacle.

Avec « Sva » racontant l'histoire tragique d'une déesse slavonne, on a droit à une narration au chant rauque et à la plainte de la déesse en chant « clean » dont la tristesse infinie perce chaque détour de note. La musique accompagne le tout de la meilleure façon qui soit.

À travers les premiers albums d'Arkona jusqu'à celui-ci, on peut facilement noter la grande évolution musicale et technique de la formation; il est à parier qu'ils ont encore beaucoup à nous faire entendre, toujours plus diversifié, toujours plus différent et certainement toujours meilleur. Ce dernier album est indispensable à tout fan de pagan/folk metal. Et maintenant qu'ils ont enfin accosté le continent et sont à la portée d'une plus grande audience, on ne peut qu'attendre impatiemment l'arriver des albums précédents et à venir de ce groupe accompli. Mes meilleurs moments sont sans hésité « Strela », « Slav'sja, Rus' ! », « Kupala I Kostroma », « Sva » et « Katitsia Kolo ».


  Note de MU : 9.5/10 Note des Membres : --/10  

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