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08:09:07 - Carcass / Suffocation / 1349 / Aborted (Mtl)

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 7 septembre 2008 au Medley de Montréal
Organisateur: BCI
Photographe: Patryk Pigeon
Compte-rendu: Sébastien Léonard
Vidéo: Steven Henry

** Vidéo de Suffocation à Montréal après le compte rendu **

Super belle soirée de métal extrême en perspective au Medley en ce dimanche soir. Le retour en sol québécois d’une légende, accompagné de quelques légendes en devenir. J’arrive juste à temps pour voir les Belges d’Aborted envahir la scène. Ils ont un nouveau disque sous le bras depuis leur dernière visite et malgré qu’ils continuent sur leur lancé en s’éloignant du ‘‘grind’’ pur et dur, leur agressivité ne c’est pas estompé du poil. Je pense même que ce changement les a aidés à aller chercher un plus grand auditoire. Justement, plusieurs admirateurs n’hésitent pas à montrer leur enthousiasme et un petit thrash se forme rapidement devant le stage. Sur les planches, Sven De Caluwé est en pleine forme et en pleine possession de son organe vocal. Il bouge frénétiquement de gauche à droite en passant des cris aigus à un chant guttural profond et puissant. Il est le fondateur et le seul membre original de la formation et assume pleinement son rôle de frontman. Étant Belge, toute la communication avec nous se fait en français. L’accent marqué du chanteur nous fait toutefois rater quelques phrases dites rapidement. Les quatre autres musiciens ne sont peut-être pas des amuseurs publics, mais ils sont précis dans l’interprétation des pièces somme toute assez complexe. Le son est comme à l’habitude très fort avec le bass drum bien en évidence. C’est à un show relativement court que nous avons droit et la majorité du set list est tirée des trois derniers albums.

Le public est déjà bien compacté et la salle bien remplit quand les Norvégiens de 1349 commencent leur performance. Ils ont surtout attiré l’attention sur eux il y a quelques années quand Frost de Satyricon est devenue officiellement leur drummer. Ils évoluent dans un black métal traditionnel comme il s’en fait peu aujourd’hui. Ce qui veut dire sans clavier ou flafla symphonique. Et comme de vrais membres de leur communauté musicale, ils se présentent sous des éclairages réduits au minimum et avec le moins de mots possible. Le son est brouillon et seul le drum ressort bien du mixte. Ceci laisse à Frost la chance de nous montrer encore une fois son incroyable rapidité. Pour le reste, je suis critique devant cette attitude où plus c’est minimaliste, mieux c’est. N’ayant pas la chance de les avoir écoutées avant, je n’ai pas pu entendre les subtilités de leurs compositions et le tout parait vite tourné en rond. Par contre pour ceux qui veulent seulement de l’agressivité pure et dure, ils sont servis avec cette décharge musicale. Leur show est vraiment de courte durée et le tout est fini en un peu moins d’une demi-heure. Comme beaucoup de groupes black, je préfère les écouter dans les écouteurs de mon iPod que dans une salle de spectacle avec un son brouillon (J’ai finalement écouté de leur musique le lendemain et je n’ai pas détesté, surtout Hellfire).

On passe vraiment aux choses sérieuses avec les Américains de Suffocation. Si souvent imités, mais jamais égalés, ils sont à mon avis un des meilleurs groupes de métal extrême, tout genre confondu. Cette affirmation est d’autant plus pertinente pour tous ceux qui les ont vues devant public. À peine arrivé sur scène, une bouffée d’énergie balaie la salle. Premièrement, ça sonne comme une tonne brique. On entend tous les instruments sans que ça manque de puissance pour autant. Deuxièmement, quel chanteur d’exception que ce Frank Mullen! Il possède une voix death complètement maitrisée sur scène, autant qu’un enthousiasme communicatif d’être parmi nous. Il multiplie les interventions verbales autant que visuelles avec la foule et il semble pris d’une bougeotte incontrôlable. Finalement, ils ont dans la manche une série de titres aussi violents que complexes qui ne se démodent pas. Ils ne manquent pas de fans dans l’assistance et ça ce voit. Les pièces tirées de leur classique Pierced From Within sont toujours celles qui ont le plus d’effet, mais celles plus récentes comme Blind Torture Kill ne sont pas en reste et passent comme du beurre en poêle. C’est à un 45 minutes de show bien rempli que nous avons droit de la part de ces vétérans. Je sais que je l’ai déjà dit, mais oh que ça fait du bien de voir deux noirs exécuter de la musique aussi extrême. D’autant plus qu’on peut considérer Terrance Hobbs et Mike Smith comme des membres de l’élite de leur genre. Malgré la sueur et la douleur acquises pendant le thrash, j’en aurais pris encore plus.

Vient enfin le groupe que tout le monde attend ce soir Carcass. La reformation du groupe original de Michael Amott (de Arch Enemy) a fait couler beaucoup d’encre dans l’univers métal. C’est qu’il est l’inspiration pour beaucoup de groupes de death mélodiques européens. À mi-chemin entre ses contemporains et les classiques américains de la fin des années ’80. De la formation d’origine, seul le batteur Ken Owen n’est pas présent dû à des problèmes de santé majeurs. C’est Daniel Erlandsson de Arch Enemy qui reprend le flambeau. Dès qu’ils embarquent sur scène, la réaction du public est instantanée. Il est déjà acquis à leur cause. Les cheveux rouges de monsieur Amott, autant que son jeu de guitare sont reconnaissables parmi mille. Le son garde sa qualité du groupe précédent, ce dont on sort gagnant. De plus un écran géant derrières le drum en profite pour nous montrer quelques images de gore vintage, souvent en noir et blanc, à l’imagerie du band. Sans affirmer qu’il n’y a pas de tharsh, je m’attendais à beaucoup plus. Une grande partie de la foule préfère ce concentrer sur la musique en faisant du ‘‘headbang’’ que de perde une note dans le feu de l’action. Coté du choix des pièces je pense que peu sont déçus. Ils passent en revue la majorité des disques de leur catalogue avec un accent sur Necroticism et Heartwork. Buried Dreams, No Love Lost et Corporeal Jigsore Quandary n’en sont que quelques exemples. Même si Jeff Walker a pris un petit coup de vieux, sa voix est toujours ce qu’elle a été. La bande se consacre complètement à l’exécution des chansons, car au final c’est ce que les fans sont venues entendre. Ils n’oublient quand même pas de nous dire à quel point ils sont heureux d’être de retour parmi nous. Nous leur rendons amplement la pareille. Comme j’étais déjà au courant, ils préfèrent jouer pendant une heure et demie sans arrêt plutôt que de perdre du temps avec les rappels. Malgré une demande insistante de notre part, ils ne reviendront pas pour une dernière pièce. Devant une soirée aussi remplie, je m’attends à ce que peu se plaigne de cette situation.


Suffocation "Infected the Crypts" LIVE - Montréal


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